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Réaménagement de l’avenue Broustin : “On a l’impression de ne pas être écoutés alors qu’on habite dans ce quartier”

De nouveaux remous dans le dossier du réaménagement de l’avenue Broustin : Koekelberg dépose un recours en annulation. La commune, voisine du futur chantier, estime ne pas avoir été écoutée.

Des blocs de béton sont toujours en place, de part et d’autre de l’avenue Broustin. Un réaménagement de la voie est pourtant prévu depuis l’obtention du permis en mai dernier. Mais en juillet, la commune de Koekelberg dépose une requête en annulation auprès du Conseil d’Etat. Le motif : au contraire de Jette et Ganshoren, la commune n’a pas été incluse dans la procédure.

Nos services communaux n’ont pas pu prendre part à l’ensemble de la procédure“, regrette la bourgmestre Olivia P’tito. “Objectivement, le résultat qui est ici pour le moment ne nous satisfait pas. Donc, le premier plaidoyer, c’est que ces blocs de béton cessent et qu’un permis soit réintroduit en bonne et due forme, en tenant compte de l’ensemble des communes impactées, dont Koekelberg“.

L’avenue Broustin est située sur les territoires de Jette et Ganshoren. Mais trois voies attenantes sont en partie sur Koekelberg. En décembre 2025, la commune a réalisé une consultation citoyenne au sujet du projet Broustin. 95% des avis récoltés sont négatifs. “On a l’impression de ne pas être écoutés et qu’on ne fait pas partie de ce projet alors qu’on habite ici dans ce quartier“, déplore une habitante. “On a systématiquement un petit projet, le petit projet déplace le problème sur une autre rue. Et c’est ça l’absence d’un vrai masterplan réfléchi sur tout le territoire“, réagit un autre.

► Voir aussi | Réaménagement de l’Avenue Broustin : Koekelberg dépose un recours en annulation

Les habitants dénoncent bien une mise à l’écart et craignent d’être impactés. La Région, elle, assure avoir écouté les citoyens. “L’accord trouvé pour l’avenue Broustin est le résultat d’un dialogue entre les communes, la région et les citoyens“, répond la secrétaire d’État chargée de l’Urbanisme, Audrey Herny (MR). “L’enquête publique a permis aux Bruxellois de s’exprimer et leurs avis ont été entendus dans le cadre de la procédure.

Le recours en annulation déposé par Koekelberg n’est pas suspensif. Le projet Broustin sur lequel se sont accordées la Région, Jette et Ganshoren, suit donc son cours.

■ Reportage de Charlotte Verbruggen et Yannick Vangansbeek