Près d’un Belge sur dix craint de devenir sans-abri
Près de la moitié des Belges (48%) sont convaincus que le sans-abrisme peut être éradiqué, ressort-il d’un sondage réalisé par iVOX auprès de 1.000 Belges, à la demande de l’ASBL Infirmiers de rue. Le sondage montre également que près d’un Belge sur dix (9%) craint de se retrouver un jour sans domicile.
“Le sans-abrisme n’est pas un phénomène naturel”, souligne Koen Van den Broeck, responsable communication chez Infirmiers de rue. “C’est le résultat de choix de société. Le fait qu’une majorité de Belges croit en une solution montre qu’il existe un véritable soutien citoyen pour lutter contre le sans-abrisme de manière structurelle.”
Les Belges considèrent majoritairement le sans-abrisme comme la conséquence d’une vulnérabilité financière et sociale, plutôt que comme un choix individuel. Les personnes interrogées citent notamment les difficultés financières, la maladie, le divorce ou la perte d’emploi comme des facteurs pouvant conduire à devenir sans-abri.
Cette perception des causes explique pourquoi une part significative de la population estime ne pas être à l’abri de ce risque. “Le fait que près d’un Belge sur dix craigne de devenir sans-abri montre à quel point la frontière entre stabilité et perte de logement peut être fragile”, poursuit Koen Van den Broeck.
Solidarité avec les personnes en rue
Le sondage montre également que les citoyens se sentent solidaires. Beaucoup apportent aujourd’hui une aide directe aux personnes en rue, notamment sous forme d’argent ou de nourriture (71% ont déjà donné de la nourriture ou de l’argent).
En parallèle, la prise de conscience de la nécessité d’un accompagnement professionnel et de solutions durables progresse: “les gens ne veulent plus que l’on se contente de gérer les conséquences. Ils attendent des solutions structurelles, comme des politiques qui placent l’accès au logement au cœur de la lutte contre le sans-abrisme.”
Belga – Photo : Belga