Pour Pierre-Yves Dermagne, le projet de loi sur les congés des aidants-proches salariés n’est pas suffisant
Pierre-Yves Dermagne, le chef de groupe PS à la Chambre, était l’invité de 8h15 dans Bonjour Bruxelles. Il répondait aux questions de Fabrice Grosfilley.
En politique, la question des aidants-proches dans la réforme du chômage continue de faire parler. Une proposition de loi du PS visant à inscrire une exception à la limitation dans le temps des allocations de chômage pour les aidants-proches a été rejetée mercredi en commission des affaires sociales de la Chambre.
La majorité prévoit de son côté un projet de loi concernant les congés pour les aidants-proches salariés. Ce texte sera débattu prochainement à la Chambre. Pour l’instant, ce congé est plafonné à trois mois pour les personnes travaillant à temps-plein, six mois pour les temps partiels. Il passerait à six mois pour les personnes travaillant à temps-plein et il pourrait être fractionné en plusieurs périodes d’une semaine, rappelle Fabrice Grosfilley.
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Pour les socialistes, ce n’est clairement pas suffisant. “Ce sont des petites avancées, qui répondent aux aidants-proches qui sont aujourd’hui salariés. Mais ça ne répond pas aux situations, aux cas qu’on a vus dans les médias ces dernières semaines. De parents qui sont aujourd’hui au chômage, qui ne le font pas par choix mais par obligation pour aider au quotidien des proches“, s’exclame Pierre-Yves Dermagne, le chef de groupe du Parti Socialiste à la chambre. Et de poursuivre “Cela ne règle absolument pas la situation des personnes qui seront exclues du chômage le 1er mars prochain.”
Rédaction