Plus que toute l’année 2025: la Ville de Bruxelles a déjà ramassé 38 tonnes de capsules de protoxyde d’azote
Le service de la Propreté de la Ville de Bruxelles a ramassé cette année 38,3 tonnes de capsules de protoxyde d’azote abandonnées dans l’espace public, a indiqué l’échevin de la Propreté publique, Anas Ben Abdelmoumen (PS), lundi lors d’une commission du Sénat consacrée à la lutte contre différentes formes de nuisances. Un chiffre déjà supérieur à celui de 2025, alors que l’année n’est pas encore écoulée.
“Le problème des capsules de protoxyde d’azote abandonnées dans l’espace public prend de l’ampleur chaque année”, a souligné l’échevinat de la propreté à la Ville de Bruxelles dans un communiqué. La tendance à la hausse se confirme d’année en année selon le communiqué: en 2023, le service de la Propreté avait ramassé 18,3 tonnes de capsules, contre 27,5 tonnes en 2024 et 36 tonnes en 2025.
Le ramassage de ces capsules entraîne par ailleurs des coûts importants, déplore l’échevinat. S’agissant de déchets dangereux, les capsules ne peuvent pas être prises en charge dans le circuit habituel de traitement des déchets, car elles risquent de provoquer des explosions dans les fours d’incinération.
“Nous louons des conteneurs de stockage spéciaux afin de sécuriser les capsules de protoxyde d’azote, qui sont ensuite prises en charge par une entreprise spécialisée”, a déclaré Anas Ben Abdelmoumen. “En 2023, la Ville a payé 46.000 euros pour cette opération. En 2025, la facture est passée à 79.000 euros. Il s’agit également d’un problème de santé publique majeur, qui ne doit évidemment pas être sous-estimé”, a-t-il ajouté.
Belga