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Piquet de grève à l’Athénée royal d’Auderghem ce mardi matin

Un piquet de grève filtrant s’est tenu mardi matin à partir de 07h30 devant l’Athénée Royal d’Auderghem à l’initiative d’un front commun syndical bruxellois, regroupant la CSC et la FGTB-CGSP. D’autres écoles bruxelloises sont mobilisées. La grève devrait se poursuivre jusqu’au 16 octobre, ont annoncé les syndicats.

■ Reportage de Valentine Rolus

Les professeurs protestent contre la réforme de l’enseignement menée par la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB), notamment l’augmentation de la charge de travail de 10% pour les professeurs.

Cette école a été choisie pour le piquet de grève car elle est fortement mobilisée depuis l’année passée, ont indiqué les syndicats. Des professeurs d’autres écoles bruxelloises ont rejoint le piquet de grève à Auderghem mardi matin.

Les professeurs ont également voulu dénoncer des attributions qui ne correspondent pas à la formation ou aux compétences des membres du personnel, la mise en œuvre de nouveaux programmes dans des conditions qui génèrent “incertitudes et tâtonnements pédagogiques“, des pertes d’emploi qui touchent en particulier des enseignants temporaires, ainsi qu’une dégradation des conditions de travail et un sentiment de souffrance exprimé par de nombreux professeurs.

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“Derrière les annonces et les déclarations rassurantes, ce sont donc bien des femmes et des hommes qui voient leurs conditions de travail se dégrader et leur avenir professionnel“, ont déploré les syndicats.

“Tout ce que l’on avait dénoncé se passe“, a regretté Damien Kreutz, permanent syndical à la CSC-Enseignement. “Les conséquences sont bien réelles sur le terrain. Des professeurs sont obligés de faire plus d’écoles. Beaucoup de personnes pensent à quitter l’enseignement pour toutes ces raisons-là.”

Les représentants syndicaux dénoncent le manque de dialogue avec la ministre de l’Éducation, Valérie Glatigny (MR). “Madame Glatigny n’entend pas. Elle n’est absolument pas sur le terrain. Elle a sa ligne de conduite et elle fonce“, a déploré Magali Moyart, secrétaire régionale bruxelloises à la CGSP-Enseignement.

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Le constat est le même du côté de la CSC-Enseignement. “Madame Glatigny ne veut rien entendre“, a dénoncé Damien Kreutz. “On aura beau lui prouver qu’il y a des problèmes, des choses qui ne vont pas, elle mènera coûte que coûte sa réforme. J’ose espérer qu’enfin, elle enlèvera le sable de ses oreilles“, a-t-il conclu.

Une enseignante de l’établissement, en arts plastiques à l’origine, a également témoigné auprès de Belga, expliquant qu’elle devait donner des cours de musique depuis cette rentrée, pour lesquels elle n’avait pas été formée. Elle a dénoncé le “lissage” des fonctions. “À terme, nous allons perdre toutes les spécificités. On va perdre des spécialistes. C’est inquiétant“, a-t-elle confié.

Autre exemple de ces réattributions au sein de l’établissement d’Auderghem: un professeur de latin doit désormais donner des cours de renforcement en mathématiques.

Belga