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Les règles bruxelloises sur les manifestations pas conformes aux droits humains, selon Amnesty International

Les règles bruxelloises ne permettent pas toujours de respecter les droits des manifestants, selon Amnesty International. L’organisation de défense des droits humains avait fait part de ce constat au bourgmestre de la Ville de Bruxelles, Philippe Close (PS) au cours d’une réunion organisée en mai dernier, a indiqué une porte-parole d’Amnesty à Belga mardi.

Bruxelles étant “par essence un lieu où s’organisent des manifestations”, une rencontre avec le bourgmestre Philippe Close était nécessaire pour aborder la manière dont ces actions sont encadrées, explique l’ONG. Au cours de l’entretien, Amnesty a souligné qu’il existait, selon elle, “trop de restrictions” dans la capitale, dont des règles qui ne sont pas “conformes aux droits humains”.

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“L’application de ces règles pose problème”, ajoute la porte-parole, faisant notamment référence à des restrictions telles que l’existence de zones neutres interdites aux manifestants, ou l’obligation d’obtenir une autorisation pour organiser une action de protestation.

L’ONG exprime par ailleurs son inquiétude face aux interventions policières lors des manifestations, et affirme avoir constaté ces dernières années “plusieurs signalements et situations faisant état de violences policières potentiellement illégales ou excessives”. “Chaque incident doit faire l’objet d’une enquête individuelle, mais il convient également de réexaminer l’approche globale”, précise l’organisation.

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Amnesty appelle dès lors la Ville de Bruxelles et toutes les autorités du pays à ne plus aborder les manifestations sous l’angle unique du contrôle et de la répression. “Il faut changer de paradigme : manifester est un droit, pas une faveur accordée par les pouvoirs publics”, résume-t-elle.

La réunion avec le bourgmestre Philippe Close s’était déroulée le 11 mai, avant les manifestations du secteur de l’enseignement du mois de juin.

Belga – Photo : Belga

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