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Les Jeunes FGTB demandent des comptes à Bernard Quintin et Philippe Close après la manifestation du 9 octobre

Les Jeunes FGTB condamnent les violences policières qu’ils dénoncent lors de la manifestation syndicale du vendredi 9 octobre à Bruxelles. L’organisation demande au ministre de l’Intérieur, Bernard Quintin, et au bourgmestre de Bruxelles, Philippe Close, de rendre des comptes.

Elle annonce également la mise en place d’une cellule d’accompagnement juridique pour permettre aux jeunes qui le souhaitent de porter plainte auprès du Comité P.

Des dizaines de milliers de jeunes et de syndicalistes ont défilé dans les rues de Bruxelles le 9 octobre pour avertir le gouvernement qu’il ne devait pas franchir leurs lignes rouges. Selon les Jeunes FGTB, les autorités ont pourtant choisi de réprimer des milliers de jeunes qui exerçaient leur droit de manifester.

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Des fouilles et des interventions policières dénoncées

Deux heures avant le début du cortège, plusieurs manifestants ont interpellé les Jeunes FGTB au sujet de fouilles policières qu’ils jugeaient agressives à proximité des quais de la gare de Bruxelles-Central. Ils ont notamment dénoncé la confiscation de sérum physiologique et de médicaments.

D’autres jeunes ont exprimé leur crainte d’être exposés aux gaz lacrymogènes et dénoncé l’hostilité de certains agents au moment du rassemblement. Les Jeunes FGTB signalent également que les numéros de matricule de certains policiers n’étaient pas visibles.

L’organisation affirme que la manifestation se déroulait dans le calme lorsque le bloc des jeunesses syndicales a été coupé en deux et encerclé à hauteur du carrefour de la rue des Alexiens. Selon son récit, la police a ensuite chargé et utilisé une autopompe, au motif que les manifestants n’avançaient pas assez vite.

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“Nous étions quelques syndicalistes à essayer de raisonner la police pour protéger le cortège et calmer le jeu. Malgré ça, nous nous sommes pris des lacrymos et des coups, y compris lorsque nous avons tenté de suivre le parcours de la manifestation, en étant harcelés en permanence par la police violente. Nous avons dû distribuer une soixantaine de fioles de liquide physiologique à des élèves, des étudiants et même un caméraman de la RTBF”, témoigne Gaspard Massart, animateur des Jeunes FGTB Namur.

Bernard Quintin et Philippe Close mis en cause

Sur la base des témoignages recueillis, les Jeunes FGTB estiment que le dispositif policier mis en place sous la responsabilité de Bernard Quintin et de Philippe Close a créé un climat anxiogène et provoqué les débordements survenus le 9 octobre.

L’organisation affirme que la police n’est pas intervenue pour garantir le bon déroulement de la manifestation, mais a chargé et brutalisé une partie du cortège. Elle considère que le bourgmestre de Bruxelles et le ministre de l’Intérieur, qu’elle tient pour responsables de la police, doivent répondre de ses actes.

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Une cellule juridique et une manifestation à Namur

Les Jeunes FGTB annoncent qu’ils ne comptent pas en rester là. Une cellule d’accompagnement juridique a été mise en place pour permettre aux jeunes qui le souhaitent de porter plainte auprès du Comité P.

L’organisation affirme soutenir les jeunes qui se mobilisent et condamne ce qu’elle qualifie de répression hors norme. Elle souligne également que, selon elle, les premières victimes des violences policières sont les personnes racisées, qui subissent déjà quotidiennement des contrôles au faciès, des insultes racistes, des discriminations et une marginalisation.

Les Jeunes FGTB dénoncent un système qui maintiendrait une “impunité de fait” pour les forces de l’ordre, une expression qu’ils associent à une référence à Amnesty International datant de 2009.

Enfin, l’organisation annonce une nouvelle mobilisation ce mercredi 14 octobre à Namur, avec d’autres organisations de jeunesse. La manifestation entend dénoncer la hausse du minerval, ce que les Jeunes FGTB décrivent comme une mise à sac de l’enseignement et le mépris du gouvernement à l’égard de la jeunesse.