Les députés et sénateurs remplacés toute la semaine par des jeunes de 18 à 26 ans
Les “vrais” députés étant en vacances, des jeunes prennent leur place cette semaine sur les bancs de la Chambre et du Sénat. Pour la 17e fois, l’ASBL Jeugd Parlement Jeunesse y organise une semaine de “simulation parlementaire”, avec travaux en commission, examen par un “Conseil d’État”, projets de loi défendus par de véritables “ministres en herbe”, débattus entre différents “partis”, avant débats et votes en plénière.
L’exercice imite fidèlement le véritable travail parlementaire, à l’échelle de 120 jeunes qui se sont portés candidats à l’expérience et viennent de partout en Belgique. Cette fois, d’ailleurs, la simulation “adopte un format intégralement bicaméral“, une première, communiquent les organisateurs. Ironie de l’histoire, alors que l’Arizona a inscrit dans son accord de gouvernement sa volonté de supprimer le Sénat, l’exercice de simulation parlementaire va donc permettre des débats simultanés à la Chambre et au Sénat, “pour refléter au mieux le fonctionnement fédéral belge“.
Lundi, une prestation de serment était prévue à la Chambre. Les débats au Sénat ne débutent que mercredi. Vendredi, les votes finaux des textes sont au programme. Tous les débats sont menés avec interprétation en français ou néerlandais, un travail là aussi fourni par des jeunes, étudiants interprètes de la KU Leuven.
Plus de 400 candidatures pour 120 places
Plus de 400 personnes de 18 à 26 ans s’étaient portées candidates pour entrer dans la peau d’un député, d’un sénateur, d’un juriste au Conseil d’État, ou même d’un journaliste couvrant l’actualité politique, selon les réseaux sociaux de Jeugd Parlement Jeunesse. 120 ont été sélectionnées par l’ASBL organisatrice, elle-même composée de jeunes de la même tranche d’âge.
Au menu de la semaine de débats, des textes touchant à la Défense, à la Justice, à la Modernisation de la fonction publique, et à l’Immigration. En matière de Défense par exemple, une ministre défendra une proposition de réinstaurer le service militaire obligatoire et d’acquérir une capacité de dissuasion nucléaire. Quant à la fonction publique, elle risquerait une sévère cure d’amaigrissement, avec un texte proposant de supprimer le statut de fonctionnaire et de généraliser les procédures administratives en ligne…
Belga – Photo : Belga