Les CPAS bruxellois dénoncent une absence de concertation pour la circulaire Van Bossuyt
Le président de la Fédération des CPAS bruxellois, Sébastien Lepoivre, dit avoir découvert “avec étonnement” la circulaire émise par la ministre fédérale de l’Intégration sociale, Anneleen Van Bossuyt, conditionnant l’aide sociale aux personnes à leur disposition à travailler. Il souligne que les fédérations de Centres publics d’action sociale n’ont été ni informées ni concertées sur les dispositions envisagées.
Dans la circulaire, la ministre Van Bossuyt trace une série de conditions à appliquer par les CPAS pour l’attribution du revenu d’intégration aux demandeurs, notamment dans la vérification de leur disposition à travailler.
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M. Lepoivre dénonce une stigmatisation de la part de la ministre envers des publics déjà “fortement exposés aux discriminations” et envers les travailleurs sociaux assermentés qui les accompagnent. D’après lui, une politique d’insertion moderne devrait combattre les discriminations structurelles à l’embauche, liées à l’origine, la nationalité supposée, la religion, le genre ou l’âge, “avec autant de vigueur qu’elle encourage l’accès à l’emploi, plutôt que d’attendre des efforts contraints des seules personnes précarisées, et davantage encore si elles sont d’origine étrangère“.
Les CPAS sont invités par la ministre à évaluer plus strictement les efforts accomplis par les bénéficiaires du revenu de subsistance. Le président des CPAS bruxellois souligne qu’un travail de suivi et de contrôle stricts est déjà effectué et que cette initiative intervient dans un contexte marqué par la hausse des sollicitations de l’aide des CPAS à la suite des réformes fédérales.
Les fédérations wallonne et flamande avaient également réagi négativement à la circulaire.
Belga