Le secteur de l’insertion par le logement tire la sonnette d’alarme à Bruxelles
Une trentaine d’associations bruxelloises actives dans l’insertion par le logement appellent le gouvernement régional à garantir un financement stable et suffisant pour leurs missions.
Une bonne trentaine d’associations du secteur bruxellois de l’insertion par le logement ont appelé jeudi la secrétaire d’État au Logement, Karine Lalieux (PS), et le gouvernement bruxellois à renforcer leurs subsides. Dans une lettre ouverte, ces acteurs sociaux ont également demandé le respect de l’arrêté qui prévoit pour les Associations d’Insertion par le Logement (AIPL) un agrément valable trois ans, un programme triennal et une indexation, pour offrir au secteur la sécurité structurelle nécessaire et l’ouverture d’un dialogue avec le secteur.
“Les défis sociaux auxquels Bruxelles fait face exigent des investissements structurels, cohérents et ambitieux, pas des coupes budgétaires qui fragilisent davantage les populations déjà les plus précaires”, ont fait valoir les signataires de la lettre ouverte.
Pour ceux-ci, dans une Région où les loyers explosent, où les logements accessibles se raréfient et où 55.572 ménages attendent un logement social, les politiques d’insertion par le logement sont un levier essentiel de cohésion sociale.
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La Région bruxelloise agrée et subsidie depuis des années une cinquantaine d’associations. Ces AIPL accompagnent des ménages confrontés à des difficultés multiples: précarité financière, ruptures familiales, expulsions, discriminations à l’accès au logement, problèmes de santé mentale ou isolement social.
Elles assurent un accompagnement de terrain, qui permet à des personnes fragilisées de se maintenir durablement dans un logement et d’éviter des situations d’urgence bien plus coûteuses pour la collectivité.
À l’instar de nombreuses autres associations du secteur socioculturel, soulignent les signataires, les AIPL traversent actuellement une période très incertaine. Les subventions ont été transformées en douzièmes provisoires qui sont payées tardivement; depuis 2024 il n’y a plus d’indexation alors que les salaires et les frais de fonctionnement ont continué à augmenter. À l’approche de la moitié de l’année 2026, le secteur ignore toujours de quels moyens de fonctionnement il disposera.
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“De plus, on nous annonce que le gouvernement bruxellois cherche à réduire davantage les subventions (facultatives). Cette réduction potentielle porte un risque majeur: fragiliser encore plus un secteur qui permet chaque jour à des milliers de Bruxellois de conserver ou retrouver une stabilité résidentielle, condition indispensable à toute insertion sociale, professionnelle, scolaire ou sanitaire”, pointe encore la lettre ouverte.
Belga – Photo : BX1