Le nombre de travailleurs indépendants à Bruxelles atteint un niveau record
Le nombre de travailleurs indépendants en Flandre et à Bruxelles a atteint un nouveau record en 2026, avec 243.647 “freelancers”. Cela représente une hausse de 3,9% par rapport à l’année dernière, ressort-il du nouveau rapport “Freelancer Focus 2026” publié par la fédération patronale flamande Unizo.
Avec 205.206 travailleurs indépendants en Flandre et 38.441 à Bruxelles, ce segment de l’entrepreneuriat continue de se développer. En cinq ans, leur nombre a augmenté d’environ un quart. Le tarif horaire moyen est également en hausse, passant de 84 euros l’année dernière à 88,5 euros aujourd’hui.
Sur la base de ce tarif et de 46 semaines de travail actives, l’Unizo a calculé un chiffre d’affaires théorique d’environ 142.500 euros par travailleur indépendant et par an, ce qui représente au total 34,7 milliards d’euros. “Il ne s’agit pas d’un chiffre d’affaires réellement réalisé, mais cela illustre bien l’importance économique de ce groupe croissant de travailleurs indépendants“, explique Bart Buysse, administrateur délégué de l’organisation patronale.
Cette activité économique ne se traduit pourtant pas automatiquement par une sécurité financière. “Parmi les travailleurs indépendants exerçant cette activité à titre principal, 8% peuvent tenir au maximum un mois sans missions, tandis que 27% supplémentaires se retrouveraient en difficulté au bout d’un à trois mois“, souligne le patron des patrons flamands.
Cette incertitude se traduit également par des soucis. Plus de la moitié (52%) des sondés (en ligne, entre mai et juillet derniers, NDLR) s’inquiète de trouver de nouvelles missions, contre 49% l’année dernière. Par ailleurs, 35% s’inquiètent pour leurs revenus, 30% pour leur statut social et 27% pour la baisse des tarifs des indépendants.
Malgré cette précarité financière, les indépendants n’acceptent pas n’importe quelle mission. Plus de la moitié d’entre eux en ont refusé au moins une au cours de l’année écoulée. Les principales raisons invoquées étaient une rémunération trop faible (68%), des attentes irréalistes (50%) et une mauvaise communication (27%).
Belga