Le manque de piscines publiques multiplie les risques de noyade, notamment pour les jeunes
Avec les fortes chaleurs et la recherche de points d’eau pour se rafraîchir, le risque de noyades augmente et le manque de piscines publiques en Fédération Wallonie‑Bruxelles amplifie la situation.
Alors que le décès par noyade de deux jeunes qui ne savaient pas nager est survenu mardi en Belgique, la question de l’apprentissage de la natation à l’école se pose.
L’obligation des cours de nage s’étend théoriquement de la 1re primaire jusqu’à la 3e année secondaire. Pourtant, avec approximativement une piscine pour 40.000 personnes, les écoles n’ont pas toutes la possibilité de procurer un enseignement permettant l’aisance aquatique des élèves. “Environ un tiers des élèves finissent leur primaire sans avoir eu de cours de natation. Les écoles n’ont pas toujours accès au bassin, c’est trop loin, le transport est trop coûteux ou il n’y a pas assez de créneaux“, déplore le directeur de l’association des établissements sportifs, Serge Mathonet.
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Les épisodes de canicule accentuent les risques de noyade. En l’absence de piscines en nombre suffisant, beaucoup de personnes se tournent vers des lieux de baignade non surveillés, ce qui multiplie les accidents. Et pour l’instant, aucune nouvelle infrastructure n’est prévue pour inverser la tendance.
“Quand il fait chaud, les gens veulent se rafraîchir. S’il y a de moins en moins de piscines, les noyades augmenteront. Les enfants ne sauront plus nager, mais en plus ils ne se rendront pas à la piscine, mais dans des lieux non sécurisés”, explique Alexis Rondeau, le coordinateur pédagogique de la Ligue francophone belge de sauvetage (LFBS).
Ces phénomènes creusent les inégalités sociales. Lorsque les personnes ne peuvent pas avoir accès à une piscine, elles se tournent vers des lieux de baignade alternatifs, souvent non protégés.
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Belga