Laurent Hublet veut activer un “pacte de compétitivité” pour relancer l’économie bruxelloise
Le ministre bruxellois en charge de l’Économie, de l’Économie numérique et de l’Emploi Laurent Hublet a déposé une note au gouvernement régional afin de lancer des négociations avec le niveau fédéral. Objectif : mettre en place un “pacte de compétitivité, d’emploi et de relance” à Bruxelles.
Ce mécanisme, prévu dans le cadre fédéral, permettrait de soutenir des zones touchées par d’importantes vagues de licenciements et de faciliter leur reconversion économique. Concrètement, le dispositif peut être activé lorsqu’une zone subit au moins 500 licenciements sur une période de trois ans. Il permet ensuite de désigner une “zone de soutien”, ouvrant la voie à des aides ciblées pour les entreprises investissant et créant de l’emploi.
Parmi les avantages envisagés : une exonération de 25 % du précompte professionnel, correspondant à une réduction estimée entre 4 et 5 % des coûts salariaux.
Pour être activé, le pacte nécessite toutefois un accord de coopération entre la Région et le gouvernement fédéral. Bruxelles est aujourd’hui la seule Région du pays à ne pas encore avoir conclu cet accord, contrairement à la Flandre et à la Wallonie.
Objectif : 70 % d’emploi d’ici 2030
Pour Laurent Hublet, cet outil s’inscrit dans une stratégie plus large de relance économique. “Notre objectif est d’atteindre 70 % de taux d’emploi en 2030. Le Pacte de Compétitivité est un levier essentiel pour y parvenir”, affirme le ministre.
Il estime également que ce mécanisme pourrait jouer un rôle important dans la reconversion industrielle de la Région, notamment après la fermeture du site Audi Forest. En parallèle, le gouvernement bruxellois travaille sur un dispositif complémentaire de “zones d’accélération économique”, destiné à renforcer l’attractivité des sites industriels de la capitale.
Le dossier sera également évoqué au niveau européen, Laurent Hublet devant défendre ce concept lors d’un Conseil Compétitivité de l’Union européenne, dans le cadre des discussions sur la réindustrialisation du continent. Selon le ministre, ces outils combinés doivent permettre à Bruxelles de disposer de nouveaux leviers pour attirer des investissements et soutenir la création d’emplois.
Rédaction