La VUB et Imec réalisent une avancée dans la détection des cancers du sein
Le tissu entourant les microcalcifications mammaires pourrait permettre de mieux distinguer une lésion bénigne d’une lésion maligne du sein, ressort-il d’une étude publiée lundi par la Vrije Universiteit Brussel (VUB) et le centre de recherche Imec. À terme, cette découverte pourrait contribuer à détecter le cancer du sein plus tôt et avec davantage de précision.
Lors du dépistage du cancer du sein, les radiologues recherchent de petits dépôts de calcium dans le tissu mammaire. Ces microcalcifications peuvent mettre au jour une lésion bénigne ou une lésion maligne à un stade très précoce.
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Selon les scientifiques à l’origine de cette étude, le tissu entourant ces calcifications contient de nombreuses informations permettant de déterminer la nature du cancer du sein. L’équipe de recherche a étudié plus de 3.500 microcalcifications à l’aide de scanners microscopiques 3D et de l’intelligence artificielle. Elle a non seulement constaté que le tissu entourant les microcalcifications mammaires pouvait aider à déterminer la nature de la lésion, mais également que le modèle obtenait de meilleurs résultats lorsqu’il analysait uniquement le tissu environnant plutôt que le noyau calcifié.
Cette étude ouvre la voie au développement de nouveaux biomarqueurs d’imagerie combinant les informations des microcalcifications et du tissu voisin. Cette approche pourrait améliorer le diagnostic, les possibilités de traitement, les chances de survie et la qualité de vie des patientes.
Les résultats restent toutefois expérimentaux. Des études cliniques et tests supplémentaires devront encore positionner cette technique par rapport à la mammographie classique.
Belga