La ministre Verlinden veut créer un centre d’expertise pour résoudre les crimes non résolus
La ministre de la Justice Annelies Verlinden souhaite créer un centre national d’expertise chargé de réexaminer les crimes graves non résolus. Les nouvelles technologies offrent en effet de nouvelles perspectives pour résoudre ces “cold cases”, a-t-elle annoncé lundi. Un projet pilote est sur le point d’être lancé.
Selon la ministre CD&V, la Belgique est confrontée à un défi de taille dans le traitement des cold cases, en l’absence d’une définition et d’une méthode de travail standardisées. De ce fait, des dossiers d’assassinats, de meurtres, de crimes sexuels, etc., ne bénéficient pas toujours d’une attention permanente.
Des technologies modernes telles que les analyses ADN poussées et les nouvelles techniques d’investigation criminelle, ainsi qu’une approche spécialisée, permettent désormais aux victimes et à leurs familles d’espérer obtenir justice: “nous leur devons de ne négliger aucune piste et de tout mettre en œuvre pour résoudre ces affaires”, déclare Mme Verlinden dans un communiqué.
L’Institut national de criminalistique et de criminologie (INCC) coordonne le projet et collabore à cet effet avec les parquets, les services de police et les universités. “Avec ce nouveau projet pilote, nous voulons mettre fin à l’approche fragmentée” qui prévaut encore, explique Karolien Van Dijck, qui dirigera le projet en tant que conseillère médico-légale à l’INCC. Selon elle, cette collaboration augmente considérablement les chances de succès et la rapidité des enquêtes.
Cette annonce ministérielle coïncide avec la révélation, ce lundi dans la presse flamande, d’une avancée dans l’affaire Tania Van Kerkhoven, une adolescente de 17 ans assassinée à Berchem en 1993. Un lien a été établi avec l’assassinat de Kim Heyrman et la disparition de son petit frère Ken, âgés de 11 et 8 ans en 1994.
Belga