La mini-série “Le jeu de la dame” booste les ventes des jeux d’échecs et les parties en ligne

Le phénomène dope les ventes des jeux d’échecs. Le nombre de parties en ligne a même doublé depuis le confinement.

En cette fin d’année, le jeu d’échecs fait partie des nouvelles tendances à glisser sous le sapin. Depuis plusieurs semaines, il connait un véritable succès. A Bruxelles, dans le magasin spécialisé “La maison des échecs”,  les ventes et demandes de renseignements ont doublé par rapport à 2019. Le profil des acheteurs est d’ailleurs très varié.

Ce sont plus des nouveaux joueurs, mais il y a aussi des gens qui s’y remettent. Des jeunes, des moins jeunes, des grands-pères avec leur petit-fils, des mamans avec leur fille, des jeunes femmes aussi…” explique Pierre Moulin, propriétaire de l’établissement.

Un engouement expliqué par le confinement, les fêtes de fin d’année et surtout la mini-série “Le jeu de la dame”, diffusée depuis un mois sur Netflix. Une des productions les plus regardées de la plateforme.

Un succès qui se manifeste également… sur internet. Thierry Saeys est passionné de jeux de société, mais son préféré reste les échecs, qu’il a appris quand il avait 10 ans. Ancien compétiteur, il y joue en ligne plusieurs heures par semaine sur le site “Lichess”.

Il y a un graphique que j’ai vu passer qui montre le nombre de parties jouées sur le site Lichess au niveau mondial. Il y a eu un gros boom il y a un mois, depuis l’arrivée de la série. Le nombre de parties a doublé“, constate-t-il.

Il existe en Belgique francophone une quarantaine de clubs d’échecs. Un gain de popularité retrouvé pour ce jeu inventé il y a plusieurs siècles.

■ Reportage de Camille Tang Quynh, Béatrice Broutout et Lola Depaepe