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La chambre du conseil bruxelloise décidera le 15 janvier des poursuites contre la police après la mort de Sourour Abouda

La chambre du conseil de Bruxelles a fixé mardi au 15 janvier 2027 l’examen du dossier concernant la mort de Sourour Abouda. À cette date, la chambre du conseil décidera si la zone de police Bruxelles-Capitale/Ixelles et deux policiers d’Ixelles seront renvoyés devant le tribunal correctionnel pour homicide involontaire par défaut de précaution sur la personne de Sourour Abouda.

La famille de la jeune femme appelle d’ores et déjà à un rassemblement le 15 janvier devant le palais de justice de Bruxelles, avant l’audience de la chambre du conseil.

Sourour Abouda, qui a travaillé pendant des années dans le secteur social bruxellois, a été arrêtée le 12 janvier 2023 dans la rue Américaine à Ixelles par une patrouille de la police bruxelloise. La femme était fortement sous l’influence de l’alcool et avait des antidépresseurs sur elle. Elle a été enfermée dans une cellule du Centre administratif de l’État (CAE), où elle est décédée peu de temps après. L’enquête, ouverte à la demande de la famille, a écarté la piste du suicide initialement évoquée par la police.

Le parquet demande le renvoi devant le tribunal correctionnel des deux policiers qui ont privé Abouda de sa liberté peu avant 6 heures à Ixelles. Les six autres policiers qui ont été en contact avec elle le 12 janvier 2023 ne figurent pas dans le réquisitoire du parquet. Cela s’est produit malgré les demandes initiales de la famille Abouda, qui s’est constituée partie civile dans le dossier.

Une stèle commémorative ?

Le comité Justice pour Sourour et la famille de Sourour Abouda discutent avec la ville de Bruxelles pour faire ériger une stèle commémorative à la mémoire de la défunte sur l’esplanade du Panorama Bruxelles-Congrès, dans le prolongement de la place du Congrès et à proximité des bureaux de la police judiciaire fédérale de Bruxelles, ont signalé mardi les proches de Sourour Abouda, à la sortie de la chambre du conseil de Bruxelles.

Le projet vise à inscrire sa mémoire dans l’espace public. “Puisque Sourour est décédée au commissariat, nous n’avons pas de lieu de commémoration“, soulignent la famille et le comité.

L’esplanade leur semble un espace approprié, qui se prête à la mémoire et au rassemblement, tout en étant à proximité du lieu du décès.

Une première rencontre s’est tenue en septembre avec le cabinet d’Anaïs Maes (Vooruit), échevine en charge de l’urbanisme et de l’espace public. “Nous avons convenu que le comité revienne vers la Ville avec un dossier complet afin de pouvoir analyser la demande du point de vue de la procédure, du lieu, etc. Les projets artistiques dans l’espace public sont toujours soumis à notre Comité d’Art Urbain“, a précisé le cabinet de l’échevine.

Belga – Photo : Belga Image