Îlots de fraicheur : “On a détruit une richesse naturelle bruxelloise en la coulant sous le béton”
Avec les vagues de chaleur de cet été et la forte hausse des températures dans les grandes villes, comme à Bruxelles, la question de la préservation des îlots de fraîcheur reste plus que jamais d’actualité. Pourtant, les chantiers visant à transformer ces espaces posent question.
C’est ce que souligne Thomas Jean, producteur et réalisateur de « La Minute Sauvage », invité sur le plateau de l’émission Bonsoir Bruxelles de Fabrice Grosfilley : “Le développement urbain a toujours considéré des zones, comme des friches, qui sont dénuées de toute forme d’activité humaine comme des terrains constructibles, donc on a détruit une richesse naturelle bruxelloise en la coulant sous le béton. Vu le contexte climatique actuel, on a plutôt intérêt à préserver les espaces naturels et même à renforcer cette biodiversité.”
C’est notamment le cas de deux friches situées à Schaerbeek : la friche Josaphat et le Carré des Chardons, toutes deux menacées de disparition.
Thomas Jean a notamment insisté sur le projet de la friche Josaphat : “Le nœud du problème, c’est la localisation, même si le projet semble exemplaire, le fait de le construire sur une zone aux sols vivants le rend problématique. On est dans un contexte de vague de chaleur, de canicule et très certainement de fortes précipitations dans les années à venir, avec tout ce que cela implique (…) Si on continue à couler du béton dans les zones vertes, on va continuer à faire de Bruxelles la région la plus chaude du pays.”
Une chose est certaine pour Thomas Jean : logement et biodiversité ne doivent plus être pensés l’un contre l’autre : “Aujourd’hui, il faut aller de front avec les deux, il faut trouver des alternatives.”
■ Revoir l’interview complète de Thomas Jean dans la vidéo ci-dessus