“Ici, on est en Belgique, pas en Afrique…” : tensions au conseil communal de Molenbeek, Jamel Azaoum pointait les “systèmes”
Alors qu’il s’agissait du premier conseil communal de l’année 2026 à Molenbeek, celui-ci a été marqué par un grave dérapage. Le conseiller communal indépendant assume ses propos, mais regrette de n’avoir pas pu les nuancer. “Je comprends que certains aient pu être touchés par ma phrase”.
Lors des débats, le conseiller communal indépendant (ex PS) Jamel Azaoum a lancé, hors micro mais audible : “Ici, on est en Belgique, pas en Afrique”, provoquant l’indignation de plusieurs élus. Les propos sont survenus dans un contexte de tensions autour de l’absence de traductions en néerlandais de certains points à l’ordre du jour et des rémunérations de la secrétaire communale. Cloë Machuelle (PTB) a ainsi dénoncé publiquement la remarque, jugée “inacceptable”. Jamel Azaoum a quant à lui, assumé ses propos, affirmant : “C’est la vérité”.
Choqué par les événements, l’échevin PTB Oumar Diallo a quitté la salle, entraînant une interruption de séance d’une heure. À la reprise, le président du conseil communal, Hassan Rahali (PS-Vooruit), a condamné fermement les propos “racistes et discriminatoires”, et affirme que la commune ne les tolèrera pas. Molenbeek envisage donc de porter plainte.
Contacté, Jamel Azaoum souhaite présenter ses excuses. “Ça a pu être perçu comme une remarque blessante mais ce n’était pas mon intention”, confie-t-il. Selon l’ancien membre socialiste, il pointait du doigt les différences entre les systèmes et non pas les populations. “Je voulais parler de transparence, des grands principes qui font la force des pays européens. C’était maladroit, mais je voulais dire qu’on tient à nos systèmes démocratiques, aux règles.. On a conscience que dans d’autres régions du monde, les institutions sont plus fragiles”, ajoute-t-il.
Rédaction