Hausse de la TVA sur les cantines : “ça commence à faire beaucoup dans le portefeuille des parents”
À l’heure du déjeuner, les élèves de primaire de l’école Maria-Assumpta dégustent des boulettes à la liégeoise et des légumes sautés.
Un menu fourni par un prestataire externe, mais dont le prix pourrait prochainement augmenter. En cause : une hausse de la TVA décidée au niveau fédéral, qui ferait grimper le coût du repas d’environ 20 centimes par élève.
Une augmentation qui peut sembler minime, mais qui pèse sur le budget des familles. “Ça ne paraît pas beaucoup par jour, mais sur le mois, et additionné à toutes les autres hausses, ça commence à faire beaucoup dans le portefeuille des parents”, explique Laurence Wéra, la directrice de l’école.
Celle-ci alerte aussi sur d’autres décisions politiques : subventions non indexées, coûts de l’eau, de l’électricité ou du papier en hausse, et réduction de la gratuité scolaire. “De la P1 à la P3, on recevait 75 euros par élève. Désormais, de la P1 à la P6, ce ne serait plus que 30 euros”, précise-t-elle.
Du côté du traiteur de l’établissement, qui livre plus de trente écoles à Bruxelles et dans le Brabant wallon, la situation est tout aussi préoccupante. Les repas sont actuellement facturés hors TVA. “Je ne peux pas absorber les 6 % supplémentaires, c’est impossible”, confie Sébastien Duchateau, administrateur délégué chez Traiteur Duchateau. Il redoute une perte de clients et un effet boule de neige sur l’emploi : “Si je perds des clients, je dois diminuer mon personnel, et c’est un cercle vicieux”.
Si la mesure est confirmée, la TVA sur ces repas passerait de 6 à 12 % dès le 1ᵉʳ mars prochain, avec des répercussions directes pour les écoles, les familles et les entreprises de restauration collective.
■ Reportage de Charlotte Verbruggen et Nicolas Scheenaerts





