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Grève dans les services publics: à Saint-Pierre, les soignants maintiennent les soins mais expriment leur colère

12 octobre 2026 - 14h09

Une centaine de personnes, dont du personnel soignant, des enseignants et des travailleurs d’autres secteurs, se sont rassemblées lundi devant le CHU Saint-Pierre à Bruxelles, dans le cadre de la journée de grève des services publics menée par la CGSP. Les participantes ont dénoncé les coupes budgétaires et la dégradation des conditions de travail, aux slogans “Qui sème la colère récolte la misère” et “À bas l’Arizona“.

Dans le pôle mère-enfant, le personnel a choisi de maintenir les soins. “Nos bénéficiaires de soins sont déjà assez précarisés par les mesures d’austérité du gouvernement Arizona“, a expliqué Clémence Bertouille, sage-femme à Saint-Pierre depuis six ans, membre du Collectif Bloc Obstétrique. Ce choix ne signifie pas une acceptation de la situation, souligne-t-elle.

La soignante dénonce le démantèlement de services de soutien, qui oblige les sages-femmes à multiplier les tâches, ainsi que l’absence de personnel pour les remplacements. “On travaille à flux tendu au niveau du personnel“, affirme-t-elle. Selon elle, la qualité des soins est maintenue au prix de la santé physique et mentale des équipes. Elle a elle-même connu un arrêt de travail pour épuisement.

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Pour Violaine Deneys, secrétaire générale de la CGSP Bruxelles, la mobilisation porte à la fois sur les conditions de travail et sur les services rendus à la population. Elle dénonce la surcharge, la diminution des effectifs et la perte de sens, dans des services publics touchés à tous les niveaux de pouvoir.

La responsable syndicale rappelle les alternatives budgétaires de 21 milliards d’euros présentées par les syndicats, notamment une plus grande progressivité de l’impôt et une révision des aides aux entreprises. “Le budget est un choix politique“, insiste-t-elle.

Belga