Gladys Kazadi demande à Frédéric De Gucht de revenir dans les négociations : “Mais dans une autre dynamique”
Gladys Kazadi était l’invitée de l’Interview politique dans Bonjour Bruxelles ce lundi matin.
Yvan Verougstraete a donné rendez-vous à ses partenaires potentiels ce mardi à 10h00 en vue de la formation du gouvernement bruxellois. Avant ce rêve lointain, il faut fixer un budget. Une réunion qui se fera sans le nouveau ministre bruxellois en charge du Budget Dirk De Smedt (Anders, ex-Open VLD). Le formateur bruxellois entamera donc la négociation avec le PS, Ecolo, Defi, Groen et Vooruit. Loin d’une majorité au Parlement donc.
Pour essayer d’avancer, une note concise articulée en 14 points avait été envoyée aux différents partenaires. Problème : un certain scepticisme entoure cette réunion. “On ne pourra pas reprocher à Yvan Verougstraete de ne pas se mouiller jusqu’au bout pour essayer de mettre en place un gouvernement de plein exercice”, a glissé la cheffe de groupe Les Engagés au Parlement bruxellois. “Je garde encore l’espoir ce matin.”
Notamment grâce à Anders, le nouveau parti de Frédéric De Gucht qui signifie “Autrement”, en français, et qui ne sera pas présent ce mardi. “J’espère qu’ils seront dans une autre dynamique à l’avenir”, poursuit-elle. “Ils ont parlé de trois piliers : S’épanouir, dégraisser et entreprendre. Mais on ne peut pas s’épanouir sans un gouvernement de plein exercice. Nous ne sommes pas dans une optique de dégraissage, mais plutôt vers une rationalisation des ressources. Aujourd’hui, j’en appelle aux sens des responsabilités de Frédéric De Gucht. Nous avons manqué de courage politique jusqu’ici. Arrêtons de favoriser les intérêts des partis, privilégions les intérêts des Bruxellois.”
Le message est donc clair : Les Engagés souhaitent le retour de Frédéric De Gucht et d’Anders à la table des négociations. “Si l’ancien Open VLd ne se présente pas, on en tirera les conséquences. En cas d’échec des négociations, les partis qui ne sont pas venus ou qui ont refusé de discuter auront une énorme part de responsabilité dans l’appauvrissement de notre région.” En cas d’échec, Yvan Verougstraete va-t-il devoir revoir ses travaux et s’avouer vaincu, surtout sans double majorité ? “C’est toujours l’objectif d’en avoir une”, assure Gladys Kazadi. “Mais je ne peux pas prédire ce qu’il va se dérouler dans la réunion d’aujourd’hui.”
■ Notre dossier sur la formation bruxelloise
Gladys Kazadi est également revenue sur l’interview de Zakia Khattabi sur BX1 à et ses préoccupations quant à la dictature des partis néerlandophones à Bruxelles. L’Engagée réfute le terme, mais estime que Bruxelles doit être réinventé. “Auparavant, les minorités néerlandophones souhaitaient protéger les Bruxellois néerlandophones. Aujourd’hui, ils veulent protéger les électeurs néerlandophones flamands. Une réflexion doit être menée par la suite.”
- Une interview de Gladys Kazadi par Fabrice Grosfilley dans Bonjour Bruxelles