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Gilles Vanden Burre veut donner un nouveau coup de frais à Ecolo : “On doit porter le projet différemment”

Élus dimanche, Marie-Colline Leroy et Gilles Vanden Burre ont lancé leur mandat à la coprésidence d’Ecolo. 

Ecolo repart d’une page blanche. En effet, ce dimanche, une nouvelle coprésidence a été mise en place pour le parti de gauche. Ce lundi matin, Gilles Vanden Burre a exposé la vision de son parti. Avec 7 ou 8 % d’intention de vote à Bruxelles, c’est l’écologie qui n’intéresse plus ou le parti qui ne sait plus comment en parler ? “Je suis convaincu que l’écologie est plus pertinente que jamais”, assure le coprésident bruxellois. “Quand on voit les défis mondiaux, notamment sur les énergies fossiles, elle reste fondamentale.”

Par contre, il n’a pas nié le problème narratif des écologistes. “Nous devons porter différemment le projet en apportant des solutions aux problèmes quotidiens de nos concitoyens. Que ce soit sur la qualité de l’air, le pouvoir d’achat ou encore le logement. L’écologie est le socle de nos valeurs avec la solidarité, **l’**émancipation, la protection du vivant et de la planète. Puis, tout le projet se décline de là.”

Pour cela, les tâches devront être bien réparties entre Gilles Vanden Burre et Marie-Colline Leroy. “Chacun avec nos sensibilités, nous serons sur le même pied d’égalité. Par exemple, elle a travaillé comme enseignante et maîtrise bien ce sujet. Tandis que j’ai plus œuvré dans ma carrière dans l’économie circulaire. Désormais, l’incarnation politique sera primordiale.”

Changer de narratif pour Ecolo

Gilles Vanden Burre reconnaît aussi la critique extérieure qui estimait que les Verts étaient trop donneurs de leçons dans leur communication. “On doit y réfléchir. Nous devons arrêter de mettre l’accent sur les responsabilités individuelles et tenter de changer le système. Prenons l’exemple de la voiture ou de l’avion. L’État pourrait par exemple payer pour ce qu’on appelle des voitures-salaire. L’État pourrait aussi favoriser les prix d’un train moins chers que ceux de l’avion. Ce sont des enjeux politiques.”

Sur la guerre en Iran, le coprésident estime que ce conflit démontre notamment l’urgence pour notre pays de sortir de la dépendance aux énergies fossiles. “L’investissement dans les énergies renouvelables, l’indépendance par rapport aux énergies fossiles, ça doit être notre horizon. Et aujourd’hui, on fait tout l’inverse”, estime-t-il. En attendant l’horizon, que faire ? “À très court terme, personne ne doit avoir froid et plusieurs mécanismes existent. Il y a notamment le tarif social qu’on avait mis en place pendant le Covid. Il y a aussi des coopératives d’énergie citoyennes. Il est possible d’investir en Belgique pour se protéger.”

  • Une interview de Gilles Vanden Burre par Fabrice Grosfilley dans Bonjour Bruxelles sur BX1.

 

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