Le Conseil Régional de Sécurité “afin d’évaluer les impacts potentiels pour Bruxelles” aura lieu ce mercredi
Après les frappes contre l’Iran, les autorités bruxelloises se réunissent en Conseil régional de sécurité par mesure préventive.
Suite aux frappes menées par Israël et les États-Unis contre l’Iran, le ministre-président avait annoncé sur X avoir convoqué un Conseil Régional de Sécurité (CORES), “afin d’évaluer les impacts potentiels pour Bruxelles et garantir la sécurité de toutes et tous“.
Face aux événements en Iran, j’ai décidé de convoquer un Conseil Régional de Sécurité (CORES) afin d’évaluer les impacts potentiels pour Bruxelles et garantir la sécurité de toutes et tous.
— Boris Dilliès (@BorisDillies) March 1, 2026
Invité ce lundi dans Bonsoir Bruxelles, il avait répondu aux questions de Fabrice Grosfilley. “L’objectif, c’est d’échanger des informations et de se coordonner. C’est un rendez-vous qui me semble assez essentiel. Par rapport aux derniers événements, il était nécessaire de le précipiter. On doit pouvoir évaluer la menace“, précise le ministre-président.
Boris Dilliès ne l’avait pas caché : c’est la menace terroriste qu’il faut évaluer. “Ce n’est pas un scoop. On sait qu’il peut y avoir un risque de menace terroriste. La sécurité à 100% n’existe pas. La moindre des choses, c’est de se mettre en ordre de marche et qu’on puisse évaluer tout ce qui peut l’être en la matière. On s’appuie sur des données, des experts et sur les retours des différentes zones de police“.
Le CORES, qui aura lieu ce mercredi à 17h30, réunit le ministre-président, les bourgmestres des 19 communes bruxelloises, les chefs de police des six zones de police, le procureur du Roi de Bruxelles, Julien Moinil, ainsi que le directeur-coordinateur et le directeur judiciaire de la police fédérale. Selon la porte-parole du ministre-président, Lisa Saoul, interrogée par Bruzz, cette convocation vise à recueillir des informations auprès des bourgmestres et des zones de police, afin d’évaluer les conséquences géopolitiques et de coordonner une réponse éventuelle. “À ma connaissance, il ne s’agit pas d’une réponse à une menace concrète, mais d’une convocation préventive“.
Aujourd’hui, le niveau général de menace en Belgique est toujours à “grave” (niveau 3 sur 4). Le porte-parole de l’Organe de coordination pour l’analyse de la menace (Ocam) a toutefois précisé qu’une vigilance accrue est de mise autour des sites d’intérêt iraniens, américains et israéliens. À Anvers, la police est particulièrement attentive au quartier juif.
La rédaction – Photo : Belga Image