Foyer anderlechtois : la majorité se dirige vers une réforme des attributions et moins de politisation
On se dirige vers un vote des groupes de la majorité au Parlement bruxellois autour d’un paquet de recommandations en faveur de réformes dans l’attribution de logements sociaux en Région-capitale, a-t-on appris lundi à diverses sources. L’information a été confirmée plus officiellement par le groupe MR dans un communiqué.
La commission d’enquête sur le Foyer anderlechtois se réunira mardi après-midi, au finish pour examiner tenter de s’accorder sur une série de constats établis après quelque 143 heures d’auditions et de recommandations. Cela semble bien engagé en ce qui concerne les recommandations, a-t-on appris lundi au sein de diverses composantes de la majorité. C’était alors un peu moins affirmatif sur les constats.
Selon le MR, les recommandations sur lesquelles la majorité s’accorde au sein de la commission d’enquête sont le reflet direct de ses propres exigences prioritaires de dépolitisation de l’attribution des logements sociaux, de garantie d’égalité de traitement pour tous les citoyens, et de gestion plus rigoureuse des moyens publics.
Pour le MR, les recommandations vont plus loin que les engagements inscrits dans la Déclaration de politique régionale. Elles ne se contentent pas de corriger le Foyer anderlechtois. Elles posent les bases d’une réforme de l’ensemble du secteur bruxellois du logement social. Elles sont la rupture que les 60.000 ménages sur liste d’attente attendent.
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Dans le même communiqué, le MR a rappelé l’importance de réformer la gouvernance et le contrôle des SISP avec notamment une professionnalisation obligatoire de la gestion, des organigrammes transparents, des audits étendus et des mécanismes gradués d’intervention de la SLRB en cas de dérives, etc; de dépolitiser les attributions et de rendre celles-ci transparentes, via notamment une séparation claire entre la stratégie relevant du CA et la gestion opérationnelle confiée à la direction, afin que le politique ne puisse plus s’immiscer dans les décisions individuelles d’attribution. Il importe aussi d’anonymiser et de numériser les candidatures, via un système plateforme sociale fondé sur des critères objectifs, la traçabilité complète des dossiers et l’interdiction d’accès aux dossiers pour les responsables politiques, etc.
Le MR a également insisté sur l’importance de renforcer le statut et les moyens des délégués sociaux, de protéger les lanceurs d’alerte et garantir d’un accompagnement social indépendant des pressions politiques, etc. Idem en ce qui concerne la rationalisation du secteur et “gestion plus rigoureuse des moyens publics” via une réforme structurelle du paysage des SISP, la clarification des procédures de travaux de moindre importance financière, le renforcement des contrôles sur les marchés publics et le recours accru aux marchés stocks pour que chaque euro bénéficie directement aux logements et aux locataires, etc.
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Citée dans le communiqué, la cheffe du groupe libéral, Loubna Azghoud, indique avoir veillé “à ce que le groupe MR ne cède ni sur la rigueur ni sur l’ambition. Celle-ci estime que les recommandations devront poser les bases d’une réforme de l’ensemble du secteur bruxellois du logement social et constituent une “rupture que les 60.000 ménages sur liste d’attente attendent”.
Dans l’opposition, après Ecolo il y a quelques jours, DéFI a précisé avoir déposé une quarantaine d’amendements afin de rétablir des règles élémentaires de bonne gouvernance.
Le groupe des amarantes insiste sur quatre ruptures selon lui nécessaires: supprimer toute possibilité pour les SISP de déroger à la liste d’attente, afin de garantir que l’attribution des logements sociaux repose sur des règles claires, objectives et identiques pour tous; dépolitiser les procédures d’attribution des logements sociaux, en interdisant aux membres du CA, en ce compris le ou la président(e), de siéger au sein des organes décisionnels liés aux attributions; empêcher les administrateurs de se mêler de la gestion quotidienne des SISP; et renforcer la tutelle régionale sur les SISP, en confiant à Bruxelles Logement les missions de contrôle administratif, tandis que la SLRB conserverait ses missions de financement, de soutien et d’accompagnement.
Belga – Photo : Belga Image