Formation bruxelloise : l’absence de Dirk De Smedt n’est nullement du goût des autres négociateurs
La première réunion budgétaire organisée mardi matin par le formateur bruxellois des Engagés Yvan Verougstraete ne devrait pas durer longtemps, si l’on en croit celui-ci à son arrivée, et le mouvement d’humeur observé chez plusieurs autres participants à la suite de l’annonce de Dirk De Smedt de son renoncement à y prendre part.
La moins agacée n’était pas Zakia Khattabi (Ecolo): “Je ne le laisserai pas jouer le rôle du calife à la place du calife. Il aura toujours besoin d’une majorité même en affaires courantes. J’espère que M. Verougstraete ne se laissera pas intimider et qu’on pourra donner à Bruxelles un budget solide. Je lis dans la presse qu’il discute avec le MR et la N-VA. Je trouve cela grave de la part d’un ministre qui est encore en charge dans un gouvernement en affaires courantes. Il fau:t construire ce budget non à partir de l’intérêt de l’Open Vld mais de celui des Bruxellois.
Pour sa part, la cheffe de file de Groen, Elke Van den Brandt, a tenu à remercier Yvan Verougstraete et son équipe “pour leurs efforts, dédiés entièrement à une solution pour enfin former un gouvernement de plein exercice”.
“Malheureusement, certains pensent pouvoir faire mieux en s’isolant sans partenaires, ni soutien. Ce n’est pas faire autrement, c’est tout simplement jouer avec l’avenir de notre Région. C’est d’ailleurs ironique: malgré son ravalement de façade (ndlre: en adoptant le nom de “Anders”), l’Open VLD s’obstine encore et toujours à laisser le PS à la tête d’un gouvernement bruxellois minoritaire, plutôt que de donner sa chance à une initiative menée par Yvan Verougstraete”, a-t-elle ajouté.
“Je suis honteuse à leur place car ce qui est actuellement sur la table est la proposition la plus sérieuse et la plus ambitieuse des 600 derniers jours…. Et pourtant, ils osent encore bloquer et refuser pour une question d’ego”, a surenchéri Ans Persoons (Vooruit).
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“Je comprends que ce n’est pas facile pour eux. Eh bien, pour Vooruit, ce n’était pas facile non plus de rejoindre l’Arizona. Nous avons toutefois choisi d’assumer nos responsabilités, car l’alternative est l’incertitude et le chaos. Je constate que le VLD préfère l’incertitude et le chaos plutôt que d’assumer ses responsabilités et de trouver des solutions. Pour moi, c’est totalement incompréhensible”, a dit la cheffe de file des socialistes flamands.
Pour celle-ci, l’alternative, est la poursuite des affaires courantes qui ferait le jeu d’un Parlement plus orienté à gauche, où le parti libéral flamand dispiose de deux sièges sur 89.
Comme Mme Persoons, le ministre DéFI en affaires courantes, Bernard Clerfayt a jugé que seul un gouvernement de plein exercice pouvait mettre en place des réformes et un budget et sortir Bruxelles du marasme.
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“C’est depuis les élections que je ne souhaite plus travailler en affaires courantes, mais pour cela, il faut que suffisamment de personnes soient présentes autour de la table” a-t-il dit à son arrivée au 69 de la rue du Lombard.
Belga