Aller au contenu principal
BX1

Enseignement : “La balle est dans le camp du gouvernement”

Ces lundis et mardis étaient jour de rentrée pour les élèves du primaire et du secondaire en Fédération Wallonie-Bruxelles. Si certains enfants étaient certainement impatients de revoir leurs camarades, pour les professeurs et les directeurs d’école, les tensions de la fin de l’année dernière occupent toujours les esprits. Doit-on craindre un mois de septembre parsemé de grèves et d’actions ? Comment la ministre de l’Education, Valérie Glatigny (MR), peut-elle restaurer la confiance du monde professoral ?

Les premiers jours d’école se sont déroulés dans le calme, mais un préavis de grève a été déposé par les syndicats pour couvrir une période allant du 17 août au 27 septembre. Les directeurs ont demandé que les trois premières semaines se passent sereinement afin de rassurer les enfants et leurs parents, mais la tension est toujours palpable.

Notre reportage : L’école fait sa rentrée, la grogne des profs aussi

Il faut dire que les changements sont nombreux en cette rentrée. La principale modification consiste dans l’arrivée du tronc commun en secondaire. Il n’y a plus d’option, mais on ajoute certains cours comme l’éducation au numérique. “Nous continuons à mettre en œuvre la feuille de route du pacte pour un enseignement d’excellence, explique Diana Nikolic, cheffe de groupe du MR au parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Ce n’est pas une bible et il y a des choses qui peuvent évoluer. C’est un tout. On ne retire jamais quelque chose sans remettre quelque chose à la place. On passe dans l’orientation positive, mais nous avons adapté en mettant des options orientantes.” 

Lire aussi : Réforme dans l’enseignement : “Je suis tout à fait confiante qu’il n’y aura pas de perte d’emploi”

Pour l’opposition, le pacte est détricoté par rapport à ce qui avait été mis en place lors de la précédente législature.

Renouer le dialogue

L’an dernier, le dialogue social a été rompu entre le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles et les syndicats. En cette rentrée, il existe une volonté de renouer le lien. Une première réunion pour expliquer comment les politiques vont être menées est prévue ce 1ᵉʳ septembre. La ministre a invité tous les syndicats, mais certains hésitent encore à s’y rendre.

► Lire aussi : Enseignement : “Il n’y a jamais de marge de négociation avec Mme Glatigny”

Valérie Glatigny arrivera-t-elle à apaiser la situation et à retrouver le chemin de la concertation avec le corps enseignant ? “Il faut apporter de la sérénité aujourd’hui dans le débat, ajoute Martin Casier, chef de groupe PS au parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. La balle, elle est dans le camp du gouvernement. Le gouvernement doit poser des actes. Toutes les premières interventions de Madame Glatigny n’ont fait que réactiver le sentiment que tout se passe dans une tour d’ivoire. On ne recrée pas la confiance après avoir eu un tel mépris, sans acte.”

“La concertation est organisée de manière légale, mais à un moment donné, gouverner, c’est décider”, conclut Diana Nikolic. La ministre ne semble pas prête à changer ce qui a déjà été décidé.

► Retrouvez Bonsoir Bruxelles du lundi au vendredi de 17h à 19h

■ Une interview de Diana Nikolic (MR) et Martin Casier (PS) au micro de Fabrice Grosfilley et Vanessa Lhuillier dans Bonsoir Bruxelles