Dix jours pour mettre en lumière la réalité carcérale lors des Journées de la Prison
Les Journées nationales de la prison (JNP) sont organisées cette année du 12 au 22 novembre à Bruxelles et en Wallonie, a annoncé lundi la Concertation des associations actives en prison (CAAP). Cet événement de dix jours vise à “mieux comprendre les réalités carcérales et participer au débat sur les réponses pénales actuelles“.
“Déconstruire la prison, ce n’est pas détourner le regard des infractions ou de leurs conséquences: c’est interroger le sens de l’enfermement, ses limites et les réponses et protections que nous souhaitons construire en tant que société“, soulignent les organisateurs dans un communiqué.
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Cette 13e édition tentera de nourrir la réflexion sur la justice pénale à travers diverses activités (tables rondes, procès fictif, conférences, expositions, concerts). Elle mettra l’accent sur la surpopulation, qui place les établissements pénitentiaires au bord de “l’asphyxie“. La situation dans les prisons belges est en effet critique: ces derniers mois, la population carcérale oscillait autour de 13.000 détenus pour une capacité de quelque 11.000 places, tandis que près de 600 personnes dormaient sur des matelas à même le sol. L’ouverture de la prison de Haren en 2022 n’a, selon les organisateurs, pas endigué le phénomène.
Au-delà des chiffres, la CAAP pointe des “conditions indignes” et “des droits fondamentaux bafoués“. Elle dénonce par ailleurs des conditions de travail dégradées, aggravées par un manque d’agents. Cette pénurie limite l’accès aux activités, fragilise les soins et complique les contacts familiaux, générant un environnement sous tension propice à l’épuisement.
Afin de sensibiliser le public à cette urgence, les JNP donneront la parole aux différents acteurs du terrain: personnes détenues, proches, membres du personnel, professionnels, associations et intervenants.
Belga