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“Des gens qui ne doivent pas avoir de contraventions en ont” : les scan-cars sont-elles un bon outil ?

Les véhicules scanners utilisés pour contrôler le stationnement à Bruxelles continuent de susciter des critiques. Trop performants pour certains, garants d’un contrôle équitable pour d’autres, ils cristallisent les tensions entre automobilistes et autorités. Le débat était au cœur de Bonsoir Bruxelles, avec Pierre Vassart, porte-parole de parking.brussels, et Ibrahim Donmez, député bruxellois.

Pour Pierre Vassart, le fonctionnement des scan-cars est avant tout une question d’efficacité. “Le problème des véhicules scanners, c’est peut-être qu’ils sont trop efficaces. S’ils constatent un stationnement qui n’est pas régulier, on n’y échappe pas.

Chaque contrôle repose sur une série de preuves. “Le véhicule prend toujours six photos de chaque voiture”, précise-t-il, permettant aux automobilistes de vérifier la validité d’une redevance en cas de contestation.

Mais cette efficacité est justement au cœur des critiques. Ibrahim Donmez estime que le système peut générer des erreurs au détriment des usagers. “Ça veut dire qu’à un moment donné, des gens qui ne doivent pas avoir de contraventions en ont.

Le député pointe surtout une inversion du rapport entre administration et citoyen. “C’est la personne qui doit faire la démarche pour dire : attention, votre machine est trop efficace.” Un mécanisme qui alimente un sentiment d’injustice chez certains automobilistes, contraints de contester pour faire valoir leurs droits.

Une frustration croissante sur le terrain

Au-delà des aspects techniques, la perception du dispositif pose problème. La fréquence de passage des scan-cars renforce le malaise. “Quand on les voit passer plusieurs fois au même endroit, ça crée une frustration”, explique Ibrahim Donmez. “On a l’impression que c’est des rafales, que c’est du racket.

Un ressenti que les autorités doivent prendre en compte, alors que le stationnement reste un sujet sensible dans la capitale.

Des règles et une tolérance encadrées

Du côté de parking.brussels, on rappelle que des garde-fous existent. Une tolérance de 10 minutes est prévue au début et à la fin du stationnement. “Si une redevance est envoyée, c’est qu’elle a déjà traversé plusieurs filtres”, assure Pierre Vassart, qui insiste sur les possibilités de recours pour les usagers.

Entre efficacité du contrôle et acceptabilité par les citoyens, le débat reste ouvert. Si les scan-cars permettent un suivi plus systématique du stationnement, leur utilisation soulève des questions sur la perception d’équité et la relation entre administration et automobilistes à Bruxelles.

► Retrouvez Bonsoir Bruxelles du lundi au vendredi de 18h20 à 19h

■ Une interview de Pierre Vassart et Ibrahim Dönmez au micro de Fabrice Grosfilley et Bryan Mommart dans Bonsoir Bruxelles

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