Des familles vivent à la rue depuis plusieurs semaines, alertent des organisations de terrain
Les centres bruxellois sont saturés et les solutions trouvées au jour le jour ne suffisent plus.
De nombreuses familles avec enfants restent sans hébergement à Bruxelles, alertent des organisations de terrain vendredi dans un communiqué. Les centres bruxellois sont saturés et les solutions trouvées au jour le jour ne suffisent plus, soulignent-elles. Elles demandent dès lors aux autorités une réponse immédiate. Du 14 au 20 septembre, 18 familles différentes se sont présentées au Hub humanitaire à la recherche d’un hébergement, détaillent les associations. La semaine suivante, du 21 au 27 septembre, 18 autres familles, avec 32 enfants, ont formulé la même demande. Parmi ces enfants, 12 avaient moins de six ans, dont quatre bébés de moins d’un an.
“Derrière ces chiffres, ce sont des papas et des mamans qui cherchent où mettre leurs enfants à l’abri pour la nuit et des travailleurs et travailleuses qui multiplient les appels vers tous les partenaires du secteur sans trouver de place. Pour ces familles, chaque nuit passée dans la rue est source d’angoisse et de danger”, déplorent Belrefugees, Cuistots solidaires, Médecins du Monde, Médecins Sans Frontières et le Samusocial.
Depuis plusieurs années, les Cuistots solidaires financent, grâce aux dons de particuliers, des nuits d’hôtel en dernier recours pour des familles sans solution. Mais face à l’augmentation des demandes et à l’épuisement de ses moyens, l’association est dans l’obligation aujourd’hui d’annoncer la suspension de cette solution “sparadrap”. Les organisations demandent aux autorités de garantir urgemment des mises à l’abri aux familles avec enfants et aux personnes les plus vulnérables. Les acteurs de terrain sont quant à eux disponibles pour se réunir avec elles afin de travailler au développement de solutions structurelles, l’ouverture de capacités d’hébergement adaptées et le maintien des places existantes.
“À l’approche de l’hiver, nous refusons que des enfants, des femmes et des familles continuent de sortir du Hub humanitaire sans savoir où dormir“, concluent les associations.