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Des étudiants de l’ULB organisent un blocage filtrant contre la hausse du minerval et le décret Paysage

Des étudiantes et étudiants mobilisés à l’Université libre de Bruxelles (ULB) organisent un blocage filtrant du campus pour dénoncer la hausse du minerval, le décret Paysage et les mesures sociales du gouvernement.

L’action vise à rendre leurs revendications visibles et à ouvrir le débat sur l’avenir de l’enseignement supérieur, selon leur communiqué publié le 11 octobre.

Les étudiants dénoncent un enseignement supérieur qu’ils estiment de moins en moins accessible, ainsi que des mesures politiques qui, selon eux, fragilisent les parcours académiques et accentuent les inégalités sociales. “Nous voulons étudier, pas nous endetter”, résument-ils, en appelant les autres étudiants, les membres du personnel et les défenseurs d’une université accessible à rejoindre leur mobilisation.

“Nous voulons des moyens pour apprendre”

Les organisateurs inscrivent leur action dans une contestation plus large des politiques d’austérité et de leurs conséquences sur la jeunesse. Ils affirment vouloir défendre leurs droits et refusent que le service militaire soit présenté comme une perspective pour les jeunes, alors que les universités ont, selon eux, besoin de davantage d’investissements.

La mobilisation entend également faire le lien entre les enjeux liés à l’enseignement supérieur, les services publics et les droits sociaux.

Plusieurs activités sont annoncées sur le campus, de l’atelier photo au concert en soirée. Le programme communiqué prévoit notamment une fresque collective, une assemblée générale, un repas solidaire et une visite décoloniale du campus.

Les organisateurs annoncent le programme suivant :
– 6h30 : ateliers et exposition de photos
– 7h30 : fresque collective
– 9h : assemblée générale et atelier banderole, ainsi qu’un karaoké
– 10h15 : sérigraphie et création d’une équipe contre les contrôles externes
– 12h : repas solidaire
– 16h30 : visite décoloniale du campus
– 20h : concert

Les étudiants concluent leur communiqué par un appel à défendre leur avenir et celui de l’université : “Construire notre avenir, pas faire la guerre.”