Des commerces toujours barricadés : quel impact économique? “Rétablir la confiance, ça prend du temps”
Dans les artères commerçantes de Bruxelles, les barricades pour protéger les commerces n’ont pas encore disparu. Certains commerçants craignent toujours des heurts. Est-ce que cela pèse aussi sur leur chiffre d’affaire? Faute de vitrine, les clients se font-ils rares ?
Sur l’avenue de la Toison d’Or, quelques vitrines restent protégées par des plaques de bois. De quoi interloquer certains passants et décourager de potentiels acheteurs : “Ça ne donne pas forcément un sentiment de sécurité et ce n’est pas très beau. Mais d’un autre côté, je comprend qu’ils prennent leurs précautions.“
Pour l’Union des Classes Moyennes (UCM), il est trop tôt pour évaluer avec précision l’éventuelle baisse de fréquentation de ces dernières semaines. L’organisation rappelle tout de même le coût de ces protections : 300 à 500 euros en moyenne pour couvrir une façade. La facture peut grimper pour les grands commerces.
L’UCM craint aussi que le climat de tensions ait un impact sur la confiance des consommateurs : “Les panneaux, ça s’enlève rapidement. Rétablir la confiance, tant du côté du client que du commerçant, ça prend du temps”, précise Julie Lambotte, conseillère économique à l’UCM. “Quand on a pas confiance, on ne vient pas, on ne consomme pas.“
► Voir notre reportage | Manifestation samedi à Bruxelles: les commerces du centre barricadent leurs vitrines
Bien qu’il n’y ait pas eu d’importants pillages de commerces à Bruxelles, barricader son magasin est tout à fait compréhensible, ajoute l’UCM. Elle rappelle qu’en cas de pillages, les assurances ne remboursent qu’une partie des pertes enregistrées.
■ Reportage de Louis Dominé et Nicolas Scheenaerts