Démocratie : “Donald Trump est un symptôme, la maladie, c’est le trumpisme”
FUTURS, la nouvelle plateforme de vigilance démocratique, a été lancée cette semaine à Bruxelles. Son objectif : fédérer les acteurs qui s’inquiètent de la montée des idées antidémocratiques. Felipe Van Keirsbilck, secrétaire national de la CNE et membre de FUTURS, était l’invité de Fabrice Grosfilley dans Bonsoir Bruxelles.
Pourquoi faut-il aujourd’hui renforcer la vigilance démocratique ? Pour Felipe Van Keirsbilck, la démocratie est menacée, mais il insiste sur la nécessité de garder espoir : “Elle est en danger, nous avons peur. Mais ce qui nous conduit, c’est l’espoir. Il y a un symptôme qui s’appelle Donald Trump, mais la maladie, ce n’est pas Donald Trump, c’est le trumpisme.”
Le syndicaliste décrit le trumpisme comme “un mélange de mépris pour la science et les faits (…) mépris de la culture, d’intimidation des médias, mais aussi comme une manière d’utiliser les divisions pour alimenter les polémiques au sein de la société.”
Pour le syndicaliste, cette inquiétude s’inscrit aussi dans ce que certains qualifient de guerre culturelle : “Il y a une bataille des idées et on est en train de la perdre. Si vraiment les gens commencent à croire que le problème essentiel, ce sont les végétariens ou les musulmanes, ou ce sont des gens qui vivent un peu autrement que moi, alors on est vraiment en danger.”
■ Revoir l’interview complète de Felipe Van Keirsbilck dans la vidéo ci-dessus