Conflit israélo-palestinien : Bruxelles accueille lundi une réunion de l’Alliance globale pour la solution à deux Etats
Bruxelles accueillera lundi la 9e réunion de l’Alliance globale pour la mise en oeuvre de la solution à deux Etats. L’objectif est de maintenir la dynamique du processus de paix israélo-palestinien et d’accélérer la mise en oeuvre du plan de paix pour Gaza.
Le vice-Premier ministre Maxime Prévot (Les Engagés) et la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas ouvriront les débats lundi matin. Le Premier ministre palestinien Mohamed Mustafa, le Haut représentant pour Gaza Nickolay Mladenov ainsi que des délégations d’une soixantaine de pays sont attendus.
La réunion mettra l’accent sur des mesures concrètes en matière de sécurité et de stabilisation à Gaza et en Cisjordanie, ainsi que sur leur articulation avec les efforts de gouvernance et de réforme de l’Autorité palestinienne, selon un communiqué de Maxime Prévot.
Lancée en septembre 2024 en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, l’Alliance pour la solution à deux États vise à concrétiser la création d’un État palestinien aux côtés d’Israël. Il s’agit de la deuxième réunion organisée à Bruxelles, après une première fin 2024.
“La solution à deux États est rendue chaque jour plus compliquée par la situation à Gaza comme en Cisjordanie. J’ai condamné à plusieurs reprises les violences des colons et l’annonce par Israël de nouvelles colonies, et nous avons pris des mesures”, a déclaré Maxime Prévot. Pour la Belgique et nombre de partenaires européens, la solution à deux Etats reste “la seule voie réaliste vers une paix durable”.
En parallèle, les ministres européens des Affaires étrangères se réuniront mardi à Luxembourg.
Ils doivent notamment aborder les sanctions contre des colons israéliens violents en Cisjordanie. Proposées à l’automne dernier par la Commission européenne, ces mesures ont jusqu’ici été bloquées par la Hongrie. Mais la défaite de Viktor Orban pourrait prochainement changer la donne.
Pratiquement tous les ministres européens sont prêts à aller de l’avant, a indiqué vendredi un haut responsable européen sous couvert d’anonymat.
Belga