Bruxelles va modifier la fréquence de ramassage des poubelles
La Région bruxelloise prépare une réforme de la collecte des déchets pour 2027. Le projet porté par la secrétaire d’État bruxelloise à la Propreté, Audrey Henry (MR), prévoit notamment de modifier la fréquence du ramassage des sacs blancs et de développer les conteneurs enterrés, rapporte La Libre.
La Région prévoit l’installation de 120 “espaces-tri” durant la législature, pour un budget de 4 millions d’euros par an. Deux quartiers, représentant chacun environ 2.000 logements, seront sélectionnés afin de tester le remplacement du ramassage en porte-à-porte par des conteneurs.
Le calendrier de collecte doit également évoluer. La Région souhaite abandonner le découpage actuel basé sur les communes au profit d’un système tenant compte de la densité de population.
Dans les zones les plus denses, deux passages hebdomadaires pourraient être maintenus, mais la majeure partie du territoire passerait à un seul ramassage des sacs blancs par semaine. Les sacs orange et verts seraient collectés une fois par semaine lors du même passage, grâce à des camions compartimentés. Le ramassage des branchages passerait quant à lui à une fréquence mensuelle.
Le projet suscite déjà des réactions dans certaines communes. À Schaerbeek, le conseil communal a notamment voté une motion contre la réduction du passage des sacs blancs à une fois par semaine, sauf si un second passage est prévu pour les déchets organiques.
Des inquiétudes autour de Bruxelles-Propreté
La réforme inquiète également les syndicats de Bruxelles-Propreté. La Région assure qu’aucune suppression d’emploi n’est prévue, mais le recours aux conteneurs pourrait modifier les besoins en personnel. Une partie des agents pourrait notamment être réaffectée au balayage des rues.
Enfin, les communes font face à une incertitude financière liée au financement du nettoyage des emballages. Un recours de Fost Plus devant la Cour constitutionnelle bloque actuellement une partie des versements. La Région ne verse pour l’instant qu’une avance de 15 %, ce qui pèse sur les finances communales.