Anderlecht, Ixelles et Saint-Gilles donnent leur feu vert au regroupement hospitalier bruxellois
La mutualisation des compétences médicales, des équipements et de plusieurs fonctions de soutien doit permettre des économies d’échelle, tout en maintenant la proximité avec les patients.
Les conseils communaux d’Anderlecht, d’Ixelles et de Saint-Gilles ont approuvé jeudi soir l’élargissement du groupement Les Hôpitaux Universitaires de Bruxelles au CHU Saint-Pierre et aux Hôpitaux Iris Sud. Après les votes de la Ville de Bruxelles et d’Etterbeek lundi, seule l’Université libre de Bruxelles (ULB) doit encore se prononcer. L’approbation a été unanime à Saint-Gilles et à Ixelles.
À Anderlecht, le PTB et la Team Fouad Ahidar se sont abstenus. Le PTB a évoqué le manque de temps pour discuter du projet avec les syndicats ainsi que l’exemple anversois où, selon le parti, une augmentation tarifaire a suivi le regroupement d’hôpitaux publics.
À Ixelles, l’ancien maïeur Christos Doulkeridis (Ecolo) est longuement intervenu pour soutenir le projet, dans lequel il s’est impliqué lorsqu’il était bourgmestre. Il a salué une alliance stratégique et ambitieuse entre l’ULB et les communes, qu’il juge extrêmement positive. “Mon groupe votera avec enthousiasme”, a-t-il déclaré. Le bourgmestre Romain De Reusme (PS) a pour sa part parlé d’un vote historique.
Erasme, Bordet, Saint-Pierre, l’Hôpital des Enfants et Iris Sud souhaitent unir leurs forces à partir du 1er janvier 2027. Réparti sur 12 sites, l’ensemble représente 2.500 lits et un chiffre d’affaires consolidé d’environ 1,5 milliard d’euros. Il constituerait le deuxième plus grand regroupement hospitalier de Belgique, après le Ziekenhuis aan de Stroom (ZAS) d’Anvers.
La mutualisation des compétences médicales, des équipements et de plusieurs fonctions de soutien doit permettre des économies d’échelle, tout en maintenant la proximité avec les patients. Le plan prévoit 64 millions d’euros d’investissements annuels et vise un équilibre structurel à partir de 2030.
Belga