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Anderlecht : des riverains de Cureghem nettoient eux-mêmes les dépôts clandestins

Ce dimanche, des riverains ont décidé de prendre seaux, gants et balais pour nettoyer eux-mêmes les dépôts clandestins situés devant leur domicile. Ils accusent la commune de ne pas prendre ses responsabilités.

Dimanche soir, 23h. Trois habitants d’un immeuble du quartier de Cureghem à Anderlecht, décident de prendre balais et gants pour nettoyer leur trottoir. “Il y avait un dépôt clandestin juste devant chez nous, explique un des membres du comité de quartier Meersman. L’odeur était insupportable, on ne pouvait même plus passer sur le trottoir. Cela faisait 10 jours que cela se trouvait devant notre porte. Nous avons envoyé des photos et des messages à l’échevin de la Propreté, mais il n’a jamais répondu.”

Excédés, les habitants mettent les mains dans les poubelles. Ils trouvent des seringues et même des couteaux. “Nous payons des taxes et on dirait que personne ne nous écoute. Nous avons donc tout mis dans des sacs blancs pendant près de deux heures. Cela devient insupportable.”

Du côté de la commune, l’échevin de la Propreté, Achille Vandyck (MR), dit être au courant de la problématique. “J’ai reçu la photo avec les sacs, mais les équipes ne peuvent pas être partout. Sur les 80 balayeurs communaux, 41 sont actifs sur le quartier de Cureghem. Malheureusement, 24 heures après une opération de nettoyage, on retrouve à nouveau des dépôts.”

► Lire aussi : Propreté à Cureghem: “C’est un puits sans fond, il faut sanctionner davantage”

Selon les riverains, cela faisait 10 jours que les ordures s’amoncelaient. “Nous savons que nous avons des périodes critiques au printemps, à la rentrée et durant les fêtes de fin d’année, reconnait Achille Vandyck. Peut-être que cette fois, les encombrants sont restés plus longtemps. La propreté n’est pas une science exacte.”

Pour lutter contre le phénomène, l’échevin promet plus de caméras de surveillance. Actuellement, la commune en possède 22 pour tout le territoire. “Nous avons un budget d’un million d’euros pour mettre des caméras. Nous devons analyser d’un point de vue juridique ce qui est faisable. D’autres services pourraient aussi utiliser ce matériel après avoir signé des conventions.”

En attendant, dans un premier temps, l’échevin souhaite d’abord lutter contre la surpopulation dans le quartier. “Parfois vous avez un immeuble de 4 étages avec 14 sonnettes, cela ne va pas. Nous n’avons pas les moyens humains pour répondre au besoin d’une telle population.” Et dans un second temps, Achille Vandyck souhaite consulter un bureau d’avocats afin de déterminer la responsabilité des propriétaires concernant l’état de leur trottoir, y compris donc la propreté. “Cela serait au propriétaire de prouver que ce n’est pas lui qui a sali, conclut l’échevin. Ainsi, cela permettrait peut-être de responsabiliser tout le monde.”

Vanessa Lhuillier