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Affaissements de voiries à répétition à Bruxelles : que se passe-t-il? “Il y a eu un sous-financement chronique”

Que se passe-t-il sous les rues de la capitale ? Un nouvel affaissement de voirie a eu lieu ce matin avenue Rogier, à peine rouverte après un incident similaire. Une voirie a aussi été partiellement engloutie par un effondrement ce week-end à Molenbeek.

Ce matin encore, il n’y avait pas de tram au niveau de l’arrêt Robiano à Schaerbeek. En cause : une fissure sur le rail et la voirie abîmée. Impossible donc, pour la Stib, de relancer la circulation des trams 25 et 62 avant la réparation. “On ne peut pas savoir à l’avance combien de temps vont durer les travaux”, réagit la porte-parole Cindy Arents. “On met donc en place des interruptions, des déviations si c’est possible ou des bus navettes. On essaye d’informer au mieux les voyageurs, mais on est tributaires des travaux. Mais on ne sait pas si ce sera réglé dans l’heure ou dans la matinée“.

Finalement, la situation a pu être rétablie vers 16h ce lundi.

Plusieurs affaissements de ce type ont déjà eu lieu cette année avec des répercussions sur le réseau de la Stib. “Les causes sont très variables. Ça peut être lié aux égouts, à la voirie qui s’affaisse… Nous, on n’est pas responsables de la voirie. À chaque fois, ça a un impact important sur nos voyageurs parce que la ligne est soit interrompue soit déviée“.

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Dimanche dernier, à Molenbeek, un autre affaissement a eu lieu. Les équipes sont en pleine opération depuis ce matin pour reboucher le trou. Les explications sont multiples, mais c’est régulièrement le réseau d’égouts de Vivaqua qui est en cause. Sur 1900 km de réseau, approximativement 220 sont en mauvais état. “Ce sont des ouvrages qui sont, pour la plupart, extrêmement vieux“, admet Olivier Lagneau, directeur exploitation réseaux de Vivaqua. “Il y a eu un sous-financement chronique de la part des communes qui étaient gestionnaires des égouts avant. Nous avons repris les égouts dans les années 2010. On a commencé à investir massivement et voir l’ampleur de la catastrophe. Il y a du boulot“, explique-t-il.

60 à 70 millions d’euros sont investis chaque année dans le plan de rénovation des égouts, avec un budget supplémentaire de 7 à 8 millions pour les interventions. “Les finances de Vivaqua sont dans le rouge. Nous avons une dette importante. Comme tout service essentiel en région bruxelloise, nous demandons un subside structurel à la Région“.

Ce subside semble compliqué à recevoir, tant qu’un gouvernement bruxellois n’est pas formé.

■ Reportage de Romain Vandenheuvel et Nicolas Scheenaerts

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