80% des personnes tuées sur la route sont des hommes

Les hommes (52%) sont plus souvent impliqués dans un accident de la route avec une circonstance aggravante (alcool, absence de ceinture, défaut d’assurance…) que les femmes (28%), ressort-il de données de ces dix dernières années, analysées par Vias. Les automobilistes masculins impliqués dans un accident et sous influence de l’alcool étaient en outre deux fois plus nombreux que les conductrices (10% contre 5%).
Pour l’institut Vias, les hommes prennent clairement plus de risques sur la route que les femmes. Sans surprise, près de 80% des participants aux formations de sensibilisation dispensées par l’institut dans le cadre des peines alternatives sont des hommes. La répartition par genre des victimes de la route confirme que les hommes se montrent plus intrépides au volant que les femmes. Et cette différence est d’autant plus marquée en fonction de la gravité de l’accident.
80% des tués sur la route sont des hommes
Ainsi, les ” hommes ne représentent ‘que’ 59% de toutes les victimes de la route”. Mais ce pourcentage grimpe à 67% lorsque l’on recense les blessés graves, et atteint même les 80% lorsqu’on évoque uniquement les personnes tuées dans un accident de la circulation. Pour l’institut, le seul fait que les hommes parcourent plus de kilomètres chaque année ne suffit pas à justifier leur surreprésentation dans les accidents. “L’homme tend davantage à relativiser ses fautes et semble moins conscient des dangers qu’il court (et fait courir)”, relève Vias. Les études de Vias constatent que jusqu’à 35 ans environ, hommes et femmes parcourent en moyenne la même distance quotidienne en voiture. Passé cet âge, les choses changent. Les hommes (35-49 ans) roulent en moyenne 51,3 kilomètres par jour contre 38,1 kilomètres pour les conductrices du même âge.
La différence est encore plus importante avant l’âge de la retraite: 45,6 kilomètres quotidiens pour les hommes de 50-64 ans et 27,2 kilomètres pour les femmes de la même catégorie. “35 ans coïncide pour certaines personnes avec la parentalité”, commente Shirley Delannoy, chercheuse chez Vias. “C’est un paramètre qui peut expliquer cette différence, tout comme un lieu de travail plus proche du domicile pour certaines femmes ainsi qu’un rythme professionnel à temps partiel.”
Belga