10 ans après les attentats de Bruxelles : comment la Croix-Rouge s’est-elle renforcée ?
Dix ans après les attentats de Bruxelles, la Croix-Rouge a renforcé ses moyens pour gérer de telles situations. “Il y a eu une véritable volonté, tant des autorités que de notre part, de créer de nouveaux outils pour y faire face”, a expliqué jeudi à l’agence Belga Gilles De Schepper, coordinateur du service de secours Bruxelles-Capitale de l’organisation.
Le 22 mars 2016, plus de 600 volontaires de la Croix-Rouge se sont mobilisés pour intervenir à Zaventem et à Maelbeek, mais aussi dans d’autres lieux où des alertes à la bombe avaient été déclenchées.
Dans les mois qui ont suivi, “on s’est posé beaucoup de questions pour voir comment on aurait pu faire encore mieux, même si on peut considérer que nous avons fait le maximum avec les moyens dont on disposait à l’époque”, souligne M. De Schepper.
Dix ans plus tard, l’organisation a évolué. Elle a investi dans de nouveaux véhicules équipés de coffres “axés attentat” et composés notamment de pansements compressifs, de garrots tourniquet… “Du matériel qu’on utilise sur des terrains de guerre, pour traiter ce qui tue en priorité”, résume le coordinateur.
La formation a aussi été renforcée. L’ensemble du personnel d’intervention est désormais rompu à la gestion des hémorragies massives, au triage rapide des victimes ou encore à l’occultation de plaies ouvertes pénétrantes.
Enfin, les systèmes de communication ont également été améliorés. Ils permettent dorénavant de rapidement mobiliser de très nombreux volontaires, ainsi que de tracer les victimes de la première intervention jusqu’au lieu de prise en charge.
S’il n’a pas subi de séquelles psychologiques et a rapidement pu reprendre son activité de secouriste, Gilles De Schepper reste évidemment marqué par les événements. “Quand je passe rue de la Loi, j’y pense forcément, je revois certaines scènes. La vie a repris, mais on n’oublie pas.”
Belga