Plan PME : l’UCM salue le “droit à la seconde chance” pour les entrepreneurs en faillite
L’organisation patronale UCM a salué mardi le nouveau plan du gouvernement fédéral en faveur des PME, qui instaure notamment un “droit à une seconde chance” pour les entrepreneurs ayant fait faillite. De son côté, le Syndicat neutre pour indépendants (SNI) se réjouit également mais prévient que ces “belles promesses” devront être concrétisées rapidement car “les PME, la colonne vertébrale de l’économie belge, en ont cruellement besoin”. Ce plan de 89 mesures, porté par la ministre des PME Éléonore Simonet, intervient après une année où 11.967 entreprises ont fait faillite, un chiffre qui n’avait pas été atteint depuis douze ans, selon les chiffres de l’UCM. Le “droit à une seconde chance” prévu dans ce nouveau plan prévoit un renforcement du droit à l’oubli, le déréférencement des faillites non frauduleuses et la possibilité de redémarrer une activité avec un nouveau numéro de TVA.
■ Interview de Pierre-Frédéric Nyst, président de l’UCM
Le plan comprend également des mesures de simplification administrative, notamment via le principe “only once” (une seule fois), un accès facilité aux marchés publics, la lutte contre la concurrence déloyale, les améliorations apportées au statut d’indépendant ainsi qu’un soutien à l’entrepreneuriat féminin par le biais du mentorat et du microcrédit notamment.
Tout en saluant un plan qui vise à instaurer “un climat plus favorable à l’esprit d’entreprendre”, l’UCM souligne que des “défis majeurs” demeurent. L’organisation patronale appelle le gouvernement à agir sur le coût du travail, qui représenterait “le défi majeur pour 70% des petites et moyennes entreprises”. L’UCM demande également des mesures pour “sécuriser les coûts de l’énergie”, proposant notamment d’abaisser les accises sur l’électricité au minimum européen, conformément à l’accord de gouvernement.
Le SNI se montre également satisfait mais appelle le gouvernement à “concrétiser rapidement” ces mesures. L’organisation salue notamment la généralisation du principe “only once”, l’élargissement du congé de maternité pour les indépendantes et l’indemnisation forfaitaire en cas de vol à l’étalage, un système qui fonctionne “avec succès depuis plusieurs années aux Pays-Bas”.