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Les hôtels bruxellois sous pression face à une hausse des coûts et une faible demande

Le secteur hôtelier bruxellois tire la sonnette d’alarme. Le doublement de la TVA à 12 % pèse lourdement sur les établissements, déjà confrontés à l’inflation et à l’augmentation de leurs coûts d’exploitation.

Les hôtels bruxellois sont depuis plusieurs mois confrontés au doublement de la TVA et à des coûts en hausse sous l’effet de l’inflation, dans un contexte de demande jugée insuffisante, a alerté jeudi dans un communiqué la Brussels Hotels Association (BHA). Elle craint que certains établissements soient contraints de fermer leurs portes avant la fin de l’année.

L’organisation représentative des hôtels bruxellois pointe le doublement de la TVA depuis le 1er mars. Celui-ci “se conjugue aux effets de l’inflation qui continue d’alourdir l’ensemble des coûts d’exploitation dans un dangereux cocktail, alors que le marché bruxellois fait face à une demande trop faible pour soutenir son développement: trop peu de clients, trop peu de nuitées réservées et donc des prix moyens sous tension“, a-t-elle indiqué.

La taxe régionale sur l’hébergement, passée de quatre à cinq euros par nuitée depuis le 1er janvier, et les hausses du précompte immobilier dans les communes bruxelloises viennent également alourdir les charges, selon la BHA.

Sur la base de l’analyse de rapports sectoriels, l’organisation affirme que les prix pratiqués par les hôtels sont restés, durant la “majeure partie” des six mois suivant la hausse de la TVA, en dessous du niveau nécessaire pour absorber l’inflation et l’augmentation fiscale. Dans les périodes les plus difficiles, l’écart aurait atteint 15%.

Nous sommes arrivés à un niveau de tension qui n’est plus soutenable”, a déploré son président Willem van der Zee, pour qui faire supporter l’ensemble des hausses au touriste est “une illusion“. La BHA craint désormais des conséquences sur les investissements, les rénovations, la qualité du service et l’emploi, voire des faillites dans le courant de l’année si la situation ne s’améliore pas rapidement. Elle appelle les autorités à mesurer l’effet cumulé de l’ensemble des décisions prises depuis un an sur la compétitivité, l’investissement et l’emploi du secteur.

Belga