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Visites domiciliaires: Olivier Maingain dénonce “une loi de la honte” et appelle les juges d’instruction à ne pas l’appliquer

Invité dans Bonsoir Bruxelles, Olivier Maingain, bourgmestre de Woluwe-Saint-Lambert et président de lib·res, est revenu sur le projet de loi controversé sur les visites domiciliaires, soumis ce jeudi au Parlement, mais aussi sur la crise qui secoue actuellement le gouvernement fédéral.

“C’est une loi de la honte.” Olivier Maingain s’oppose fermement au projet de loi sur les visites domiciliaires. Le bourgmestre de Woluwe-Saint-Lambert estime que le texte porte atteinte aux libertés fondamentales et compte réunir les bourgmestres bruxellois, les juges d’instruction et les chefs de corps de police pour examiner les moyens d’en limiter l’application. “L’inviolabilité du domicile, c’est la consécration des libertés les plus fondamentales. C’est la protection ultime”, affirme le président de lib·res.

Il dénonce également une volonté d’intimider les personnes qui hébergent des sans-papiers. “C’est une volonté de culpabiliser d’abord les personnes qui hébergent, de les impressionner, c’est clair. Et d’autre part, de dire, parce qu’il y a une personne qui ne peut pas être sur le territoire, on va quand même aller la chercher sous un fallacieux prétexte à un domicile privé.”

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Si le texte est adopté, Olivier Maingain espère que les juges d’instruction ne prêteront pas leur concours à son exécution. “Les juges d’instruction doivent garder un pouvoir d’appréciation. Et c’est là que la loi est scandaleuse.” Selon lui, lorsqu’une personne est soupçonnée d’avoir commis une infraction pénale, une procédure judiciaire existe déjà. “Les lois existantes sont suffisantes”, estime-t-il.

Le point devrait être abordé dès la semaine prochaine à la Conférence des bourgmestres. “Je crois que c’est là qu’on doit montrer qu’il y a encore un contre-pouvoir”, conclut le bourgmestre.

■ Une interview d’Olivier Maingain au micro de Fabrice Grosfilley, dans Bonsoir Bruxelles