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Prix littéraires : une affaire de littérature ou d’économie?

C’est la grande semaine des prix littéraires. Le prix Médicis a été décerné ce lundi à Philippe Vasset, avant le Renaudot et le Goncourt, attendus mercredi. Des récompenses prestigieuses dont l’impact sur les ventes de livres est considérable. Pour en parler, Fabrice Grosfilley a reçu dans son émission Bonsoir Bruxelles, Pierre-Guillaume Méon, économiste et auteur de l’ouvrage Avons-nous besoin des prix littéraires ?

À l’origine, le prix Goncourt avait une vocation littéraire. Mais les enjeux économiques ont rapidement pris le dessus : “On ne peut pas nier qu’il y avait une dimension littéraire. (…) Mais très rapidement, vu les enjeux, vu les tirages (…), c’est devenu aussi une affaire économique”, explique Pierre-Guillaume Méon.

Mais ces prix récompensent-ils vraiment les meilleurs livres ? “Il y a des débats sur la qualité littéraire, sur l’intérêt, sur l’innovation. Il y a aussi un discours qu’on entend et qui est que ça peut amener à un certain conformisme et une uniformité des prix.”

L’influence des maisons d’édition sur les jurys pose également question. “Je pense que c’est vrai. Les maisons d’édition consacrent énormément de moyens.”, souligne l’économiste.

■ Revoir l’interview complète de Pierre-Guillaume Méon dans la vidéo ci-dessus.