Les défenseurs du marais Biestebroeck veulent sauver sa biodiversité
Le permis d’urbanisme accordé au projet The Dock suscite l’opposition des défenseurs de la nature. Ils souhaitent préserver ce site anderlechtois, qui abrite une faune et une flore diversifiées, et contestent la décision sur le plan juridique.
■ Reportage de Jean-Christophe Pesesse et Nicolas Scheenaerts
À Anderlecht, le marais Biestebroeck pourrait bientôt laisser place à de nouveaux logements. Le projet immobilier The Dock prévoit la construction de plus de 250 appartements sur ce terrain d’environ un hectare et demi. Une perspective qui inquiète les riverains mobilisés pour préserver cet espace naturel. “Des recensements importants de la faune et de la flore ont été réalisés sur Observation.org. Des spécialistes de l’eau sont également venus sur place. Malgré la pollution de certaines zones du sol, ils ont été étonnés par la diversité des organismes vivants qu’ils ont trouvés dans l’eau”, explique Emmanuel Gentinetta, membre de l’Alliance Marais Biestebroeck.
► Reportage | Grand nettoyage au marais de Biestebroeck ce samedi
Le terrain se trouve en zone constructible et appartient à un promoteur privé. Lors de l’enquête publique en 2024, le projet prévoyait six immeubles comprenant 343 logements ainsi qu’un parking souterrain de 180 places. Le projet a été revu avec 89 appartements de moins. Le permis d’urbanisme a été délivré en septembre, avec le soutien de la commune d’Anderlecht, favorable à l’urbanisation du site.
Plus de 3.300 signatures contre le projet
Les défenseurs du marais plaident, eux, pour sa préservation, totale ou partielle. “Il existe plusieurs alternatives, de la conservation du site dans son état actuel, avec davantage d’accès et d’entretien, à des solutions plus hybrides. Sur l’espace qui servait déjà de parking, on pourrait par exemple construire des logements sociaux accessibles aux habitants du quartier et au public”, avance Emmanuel Gentinetta. Une pétition réclamant la préservation du marais a déjà recueilli plus de 3.300 signatures. Les opposants contestent également la décision sur le plan juridique.
Contacté, le promoteur défend la qualité de son projet, qui prévoit notamment la plantation de plus de 300 arbres. Il entend poursuivre sa réalisation, même si aucune date de début des travaux n’a encore été fixée.
La rédaction – Photo: BX1