1,54 million d’euros contre le décrochage scolaire dans les écoles secondaires néerlandophones bruxelloises
La Vlaamse Gemeenschapscommissie (VGC), en français, la Commission communautaire flamande, et la Région de Bruxelles-Capitale investissent ensemble 1,54 million d’euros dans “Time In”, un projet visant à lutter contre le décrochage scolaire. Grâce à cet argent, 33 écoles secondaires néerlandophones et campus scolaires à Bruxelles peuvent accompagner plus rapidement et de manière plus ciblée les jeunes qui risquent de décrocher. C’est ce qu’annonce lundi Dirk De Smedt (Anders), membre du collège de la VGC chargé de l’Enseignement.
“Time In” constitue le premier volet de la politique plus large de lutte contre le décrochage scolaire et s’appuie sur les projets pilotes qui se sont déroulés depuis 2021. Ce qui a commencé dans cinq écoles, puis dans huit, devient désormais un cadre structurel, explique De Smedt. Toutes les écoles secondaires néerlandophones de Bruxelles pouvaient s’inscrire. Pour chaque école, le montant varie de 15 000 à près de 170 000 euros, en fonction de la population scolaire, de l’offre d’études et des besoins sur place.
Ainsi, chaque école a la possibilité d’élaborer une approche sur mesure pour lutter contre le décrochage scolaire. Les absences et les autres signes indiquant qu’un élève perd le lien avec l’école sont détectés plus rapidement et immédiatement associés à un accompagnement individuel, à une approche axée sur la réparation et à un climat de classe et d’école solide.
► LIRE AUSSI | La CoCof relance un dispositif d’accrochage scolaire
“À cette fin, chaque école établit un plan d’action comportant des objectifs concrets et suit les progrès au moyen d’indicateurs clés : les absences, les changements d’école, les retards dans les apprentissages et les incidents comportementaux. L’objectif est de réduire le décrochage scolaire et les exclusions définitives, d’améliorer la progression des études et d’apporter davantage de stabilité au parcours scolaire”, précise le texte.
“Les jeunes décrochent rarement du jour au lendemain. Il y a presque toujours des signes, et personne ne les remarque plus rapidement que l’école elle-même. C’est pourquoi nous donnons aux écoles les moyens de les reconnaître tôt et d’agir immédiatement, grâce à un accompagnement personnalisé, en collaboration avec les parents et les partenaires du secteur du bien-être. Celui qui reste lié à son école garde son avenir ouvert”, conclut Dirk De Smedt.
Belga