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Horeca : les terrasses covid pourront devenir permanentes

21 octobre 2026 - 13h54

Le système des terrasses provisoire a convaincu. Audrey Henry présentera sous peu une formule pour que ces aménagements provisoires ne soient plus démontés l’hiver. En attendant, elle prie les communes de faire preuve de souplesse.

On les appelle terrasses COVID, palettes ou saisonnière… Elles sont apparues massivement lorsque la distance sociale s’imposait pour juguler la circulation du virus Covid. Aujourd’hui la Région compte des milliers de ces terrasses installées sur des places de parking entre les mois de mars et de novembre. Sollicitée par le parlement, Audrey Henry finalise un texte qui veut rendre possible leur installation douze mois sur douze. “Il est en troisième lecture”, dit la libérale en reconnaissant qu’il sera publié un peu trop tard pour la date charnière du 31 octobre. Elle va donc écrire aux communes pour leur annoncer la nouvelle, et les prier de ne pas faire démonter toutes les terrasses à la fin de ce mois.

“C’est super” se réjouit le Bourgmestre de Saint-Gilles Jean Spinette (PS). Il confesse avoir multiplié les “pirouettes” pour permettre ces aménagements qui – légalement – ne peuvent être qu’extraordinaires. “Je passais pour le méchant alors que ce sont des règles urbanistiques que je ne décide pas“. Jean Spinette dit aussi comprendre les coûts de démontage/remontage et de stockage.

Matthieu Leonard de la fédération Horeca Bruxelles salue aussi la messure. Et concède “nous voulons être partenaires. Effectivement il y aussi plusieurs types de commerces dont les clients ont besoin de pouvoir se garer“.

Pas de pérennisation systématique

C’est précisément ce que relève Ixelles. Où l’on se montre réservé. La commune compte 126 de ces extensions et l’échevin du comerce Gautier Calomne (MR) reconnaît avoir dû veiller à leur esthétique et sécurisation. Il raconte aussi avoir dû arbitrer : “certains me demandaient de scier un arbre pour installer une terrasse, c’était non !“.

Gautier Calomne ajoute “ces terrasses en été, c’est très sympa mais l’hiver elles sont sous-utilisées alors qu’elles prennent du parking qui sert aux autres commerces, aux riverains et rapporte des recettes“. L’échevin a d’ailleurs fait ses comptes, il en ressort que dans certains quartiers très fréquentés comme le Cimetière d’Ixelles les montants payés par les commerçants ne compensent pas la perte de recettes engendrée via les paiement aux horodateurs.

Michel Geyer