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À Bruxelles, plus d’un parent isolé sur deux est confronté à la précarité

Plus d’un parent isolé sur deux (53%) en Région de Bruxelles-Capitale est exposé au risque de pauvreté ou d’exclusion sociale, ressort-il d’une étude de l’Institut bruxellois de statistique et d’analyse (IBSA) publiée mercredi. Cette précarité frappe 67.718 ménages bruxellois sur un total de 581.970, soit plus d’un dixième des foyers de la capitale.

Les familles monoparentales (un seul parent vivant avec au moins un enfant à charge) y disposent du revenu équivalent médian le plus bas (20.684 euros par an), contre 32.536 euros pour les couples sans enfant et 24.360 euros pour les ménages avec enfants.

Près de deux familles monoparentales sur cinq (36%) sont exposées au risque de pauvreté monétaire (ce qui signifie qu’elles disposent de moins de 60% du revenu médian national), tandis que 40% sont considérées comme des ménages à faible intensité de travail (les personnes en âge de travailler dans le ménage ont très peu travaillé au cours des 12 derniers mois).

Situation plus précaire que dans les régions

Le profil de ces familles accentue leur vulnérabilité, souligne l’IBSA. Les parents isolés sont plus souvent des femmes (dans 88% des cas). Plus d’un tiers d’entre eux ont un faible niveau d’instruction (39%) et un sur cinq est au chômage. Sur le marché de l’immobilier, 76% sont locataires.

Leur situation est plus précaire qu’en Flandre et en Wallonie en raison de l’environnement métropolitain, de la pénurie de places abordables dans les structures d’accueil de la petite enfance et des prix élevés de l’immobilier. De plus, la garde partagée reste rare à Bruxelles (moins d’un enfant sur huit).

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“Tout cela complique l’accès à l’emploi, la conciliation entre vie familiale et vie professionnelle et l’accès à la propriété“, relève l’IBSA, rappelant que l’accès au logement, à l’emploi et aux structures de la petite enfance constituent les leviers prioritaires de la politique régionale.

Belga – Photo : Belga