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Faute de places en IPPJ, des bracelets électroniques pour mineurs sur la table de la Fédération Wallonie-Bruxelles

Face aux difficultés rencontrées dans la prise en charge des jeunes délinquants, le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB) va se pencher, vendredi, sur un projet-pilote de bracelet de surveillance électronique pour les mineurs, a confirmé ce mardi, en commission du parlement communautaire, la ministre en charge de l’Aide à la jeunesse, Valérie Lescrenier.

À l’heure actuelle, ces bracelets sont réservés aux adultes. Mais “le système est sous tension“, avec quelque 300 mineurs en attente d’une place en IPPJ. “C’est pourquoi nous étudions, avec le gouvernement, un projet-pilote de déploiement de bracelets électroniques“, a affirmé la ministre. “Nous travaillons également en direct avec les magistrats pour optimiser les places en IPPJ, qui passeront de 245 à 301 à l’horizon 2028, et nous ne ménageons pas nos efforts pour répondre aux besoins énormes de l’aide à la jeunesse“, a-t-elle ajouté.

“Le gouvernement poursuit son action afin de garantir à chaque jeune une prise en charge adaptée à sa situation et assurer une utilisation optimale des ressources disponibles avec l’objectif, entre autres, d’une prévention des récidives“, a encore assuré Valérie Lescrenier.

Selon cette dernière, les émeutes des dernières semaines à Liège n’ont par ailleurs conduit à aucun placement en IPPJ, d’autres mesures ayant été privilégiées par les magistrats. À Bruxelles, à la suite des échauffourées du week-end du 10 octobre, 11 demandes de placement ont été adressées au tribunal de la jeunesse. “Une demande a pu être directement rencontrée” mais le magistrat en charge du dossier a là aussi opté pour une autre mesure. Trois entrées en IPPJ ont été enregistrées dans les jours suivants.

Belga – Photo : Belga