L’ARAU lance une demande de classement d’abris anti-aériens sous le Palais du Midi
L’Atelier de Recherche et d’Action Urbaines (ARAU) a décidé de lancer une demande de classement d’abris anti-aériens sous le Palais du Midi à Bruxelles, voué à une démolition partielle dans le cadre du projet de (pré-)métro Albert-gare du Nord.
Motif invoqué par l’association, dans un communiqué, faire reconnaître la valeur patrimoniale et mémorielle de ces lieux historiques, mais aussi à “pousser” la Région bruxelloise à prendre ses responsabilités “pour garantir un traitement sérieux et objectif du dossier du Palais du Midi, sans interférence de la STIB“.
L’ARAU avait publié le 9 septembre dernier, une analyse historique attestant, selon elle, de l’existence d’abris anti-aériens de la seconde guerre Mondiale sous le Palais du Midi. Cette analyse a été transmise à l’ensemble des autorités concernées (secrétaires d’État à l’urbanisme et au patrimoine, ministre de la Mobilité, administrations régionales et de la Ville de Bruxelles, etc.). “Jusqu’à présent, seule l’administration régionale de l’urbanisme a vaguement accusé réception, et aucune réaction politique n’était venue confirmer l’existence des abris. Pire, du côté de la Ville de Bruxelles, l’accès aux plans successifs du Palais du Midi, qui permettrait de mieux documenter l’histoire de ces abris, ne nous a jamais été accordé“, a fait valoir l’ARAU dans un communiqué.
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De son côté, la secrétaire d’État en charge de l’Urbanisme, Audrey Henry (MR), interpellée par plusieurs députés en commission, a confirmé publiquement lundi la présence des abris dont l’existence n’avait d’après elle été portée à la connaissance ni d’Urban ni de son cabinet, ni d’autres intervenants au dossier, avant la délivrance du permis.
Dès que cette information nouvelle a été portée à sa connaissance, l’administration a réagi dans le cadre de ses compétences. Une première visite a été organisée le 25 septembre 2026 avec les acteurs concernés. Elle a confirmé que certains espaces avaient servi d’abris, tout en faisant apparaître des transformations apparemment significatives des caves au fil du temps. Des investigations complémentaires sont menées afin de documenter les vestiges et d’en évaluer objectivement l’intérêt patrimonial, avait ajouté Mme Henry. “Le permis prévoit en outre un accompagnement archéologique des travaux. Si les recherches en cours font apparaître des éléments nouveaux appelant des mesures particulières, ils seront examinés selon les procédures applicables et par les autorités compétentes“, a-t-elle précisé.
Pour l’ARAU, ce travail “absolument nécessaire, mais largement insuffisant, démontre l’inconséquence avec laquelle a été mené le projet de démolition du Palais du Midi et, plus largement, l’ensemble du projet de métro 3“.
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Belga